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Tensions Iran-États-Unis : Téhéran promet une riposte féroce, Israël prêt à tous les scénarios

Une nouvelle session de négociations entre les Etats-Unis et l’Iran se tiendra jeudi à Genève, a confirmé lundi un responsable américain. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a déclaré à Genève que « l’Iran reste attaché à la diplomatie et au dialogue, qui constituent la voie la plus efficace vers la désescalade et une sécurité durable ».


Une nouvelle session de négociations entre les États-Unis et l’Iran se tiendra jeudi à Genève, a confirmé lundi un responsable américain, dans un contexte de tensions militaires croissantes entre les deux pays. Ces discussions, destinées à tenter de trouver un accord sur le programme nucléaire iranien, interviennent alors que Donald Trump évoque des frappes contre Téhéran en cas d’échec diplomatique et que Washington a ordonné des évacuations au Liban.

L’Iran a confirmé la tenue de ces échanges, tout en affirmant poursuivre la voie diplomatique. « L’Iran reste attaché à la diplomatie et au dialogue, qui constituent la voie la plus efficace vers la désescalade et une sécurité durable », a déclaré à Genève le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, évoquant une « nouvelle fenêtre d’opportunité » fondée sur « le respect mutuel, un traitement équitable et l’application non sélective des normes internationales ».

Dans le même temps, Téhéran a averti qu’il riposterait à toute attaque américaine. « Les conséquences de toute nouvelle agression […] ne se limiteraient pas à un seul pays et la responsabilité incomberait à ceux qui sont à l’origine ou soutiennent de telles actions », a déclaré Kazem Gharibabadi devant la Conférence du Désarmement. Il a également appelé les États à « prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade », tout en insistant sur le fait que « le droit de l’Iran » à l’énergie nucléaire civile est « non négociable » et « ne peut être suspendu ou refusé de manière arbitraire ».

Ces avertissements interviennent alors que Donald Trump a récemment déployé d’importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient et envisagé des frappes en l’absence d’accord. L’Iran a prévenu qu’une attaque américaine, y compris une « frappe limitée », entraînerait une riposte « avec férocité ». Les discussions entre les deux pays avaient été interrompues en juin 2025 après la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran, à laquelle s’étaient associés les États-Unis.

Israël, allié de Washington, se prépare également à une possible escalade. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré devant le Parlement que son pays traversait « des jours très complexes et difficiles ». « Nul ne sait ce que demain nous réserve, nous restons vigilants, nous nous préparons à tout scénario », a-t-il affirmé, tout en avertissant que si l’Iran attaquait Israël, la riposte serait d’une puissance qu’ils « ne peuvent même pas imaginer ».

Face à ces tensions régionales, les États-Unis ont ordonné l’évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth, dans un contexte marqué par l’appel à la « résistance » du Hezbollah, proche de Téhéran. Un responsable américain a précisé qu’il s’agissait d’une « mesure temporaire visant à assurer la sécurité de notre personnel tout en maintenant notre capacité à fonctionner et à aider les citoyens américains », soulignant que l’ambassade restait opérationnelle avec son personnel essentiel.