Tensions en Méditerranée: Charles Michel apporte le soutien de l’UE à Chypre

La Grèce et l’île méditerranéenne de Chypre sont en première ligne face à la Turquie, qui revendique le droit d’exploiter des gisements d’hydrocarbures dans une zone maritime qu’Athènes estime relever de sa souveraineté. Le déploiement le 10 août d’un navire de prospection sismique turc, l’Oruc Reis, dans des eaux revendiquées par Athènes a mené à une escalade des tensions.

Ce navire est rentré au port pour des travaux de routine selon Ankara. Mais un autre navire turc, le Yavuz, continue toujours ses activités de sondage en Méditerranée orientale malgré les protestations internationales.

La crise en Méditerranée orientale est au programme d’un sommet européen les 24 et 25 septembre à Bruxelles avec, à la clé, la menace de sanctions contre la Turquie.

« L’UE est solidaire de Chypre qui fait face à une situation grave. Pour cela nous avons décidé d’appeler à un sommet sur les liens avec la Turquie », a déclaré M. Michel à des journalistes après un entretien avec le président Nicos Anastasiades.

« Nous devons être très fermes lorsqu’il s’agit de défendre les droits de tous les États membres (de l’UE), y compris Chypre », a-t-il dit.

Avant lui, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en garde la Turquie contre toute tentative d' »intimidation » de ses voisins dans le conflit gazier en Méditerranée orientale.

M. Anastasiades a évoqué une période « extrêmement inquiétante », en accusant « la Turquie de continuer à violer les zones maritimes » de Chypre avec des forages « illégaux ».

Pour lui, l’UE doit se montrer prête à agir pour défendre les droits de ses membres.

Chypre est divisée depuis l’invasion de son tiers nord par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce. La République de Chypre n’exerce son autorité que sur les deux tiers sud du territoire tandis que l’autoproclamée République turque de Chypre-Nord n’est reconnue que par la Turquie.