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Tension Iran-Etats-Unis : Téhéran ne cherche « pas du tout » des armes nucléaires.

L’Iran et les Etats-Unis ont marqué une pause après trois heures de pourparlers indirects et les reprendront « plus tard dans la journée ». L’Université de Téhéran a suspendu trois étudiants pour avoir brûlé le drapeau national lors de récentes manifestations antigouvernementales.

Les négociateurs observent une pause à Genève

L’Iran et les États-Unis ont marqué une pause après trois heures de pourparlers indirects et reprendront les discussions « plus tard dans la journée », a indiqué le médiateur omanais.

« Nous avons échangé aujourd’hui à Genève des idées créatives et positives, et les négociateurs américains et iraniens ont maintenant suspendu les discussions », a écrit sur X le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, exprimant son espoir de « progresser » à la reprise.

L’Université de Téhéran suspend trois étudiants pour avoir brûlé le drapeau iranien

Dans le même temps, la répression se poursuit en Iran. L’Université de Téhéran, l’une des plus prestigieuses du pays, a suspendu trois étudiants pour avoir brûlé le drapeau national lors de récentes manifestations antigouvernementales, rapportent les médias locaux jeudi. « Trois étudiants ayant manqué de respect à un symbole national iranien ont été identifiés et, sur ordre du président de l’université, ont été temporairement suspendus en attendant une audience du conseil de discipline », a déclaré l’agence de presse Fars, relayant un communiqué de la faculté.

Des rassemblements pro et antigouvernementaux ont eu lieu dans plusieurs universités, notamment dans la capitale, depuis la reprise des cours samedi.

Le chef de l’AIEA participe aux pourparlers indirects Iran-Etats-Unis à Genève

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, participe jeudi aux nouvelles discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis à Genève, selon une source proche des négociations et la télévision d’État iranienne.

Le chef de l’AIEA « a rejoint les pourparlers, jouant de fait le rôle d’observateur technique qui pourrait contribuer à faire progresser les discussions avec plus de précision et de sérieux », a rapporté la télévision d’État iranienne, confirmant des informations d’une source proche des négociations.

L’USS Gerald Ford quitte la Crète au début de pourparlers indirects sur l’Iran

L’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, envoyé cette semaine en Méditerranée par les États-Unis dans le cadre d’un renforcement militaire pour faire pression sur l’Iran, a quitté jeudi une base navale en Crète, a constaté un photographe de l’AFP. Le navire était stationné depuis lundi à la base navale américaine de la baie de Souda, en Crète.

Le médiateur omanais affirme que les États-Unis et l’Iran sont ouverts à des « idées nouvelles et créatives »

Le ministre omanais des Affaires étrangères a déclaré jeudi que les États-Unis et l’Iran étaient réceptifs à de nouvelles idées dans le cadre de la troisième session de leurs pourparlers en cours à Genève, par l’intermédiaire de la médiation de Mascate. « Les négociateurs font preuve d’une ouverture sans précédent à des idées et des solutions nouvelles et créatives », a déclaré Badr al-Busaidi dans un communiqué publié par son ministère, après sa rencontre avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Début de nouveaux pourparlers indirects entre Iran et États-Unis à Genève

L’Iran et les États-Unis ont entamé jeudi une nouvelle session de pourparlers indirects à Genève sous la médiation d’Oman, a relayé une source diplomatique à l’AFP.

Les États-Unis étaient représentés par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, qui devaient également mener des discussions avec l’Ukraine jeudi, tandis que l’Iran a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Les pourparlers se tenaient à la résidence de l’ambassadeur d’Oman auprès de l’ONU à Cologny, près de Genève.

Discussion sur la question nucléaire

Le troisième cycle de discussions entre l’Iran et les États-Unis sera centré uniquement sur la question nucléaire, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, ajoutant que le chef de l’AIEA devrait y participer.

« Le sujet des négociations (…) est centré sur la question nucléaire », a déclaré Esmaeil Baqaei, précisant que Téhéran plaiderait pour la levée des sanctions qui le touchent et réaffirmerait le droit de l’Iran « à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire ». Il a également indiqué : « Il est également probable que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Rafael Grossi, NDLR) participe à ces discussions, comme ce fut le cas lors du précédent cycle. »

L’Iran ne cherche « pas du tout » à avoir des armes nucléaires

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a assuré que son pays ne cherchait pas à acquérir des armes nucléaires. « Notre guide suprême (l’ayatollah Ali Khamenei, NDLR) a déjà déclaré que nous n’aurons pas du tout d’armes nucléaires », a affirmé le président lors d’un discours. « Même si je voulais aller dans cette direction, je ne le pourrais pas, d’un point de vue doctrinal, je n’y serais pas autorisé. »

Une situation « ni guerre ni paix »

Croyant à une « perspective favorable », le président iranien Massoud Pezeshkian a parfaitement résumé la situation mercredi : « Ni guerre ni paix ».

Le rendez-vous de Genève

Les négociateurs iraniens sont arrivés mercredi soir à Genève, affichant leur optimisme pour les nouveaux pourparlers, malgré les déclarations de Donald Trump sur leurs « sinistres ambitions nucléaires ».

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui mène la délégation, a estimé mardi qu’un accord était « à portée de main », évoquant une « opportunité historique ».

Bonjour, et bienvenue dans ce live consacré aux tensions entre l’Iran et les États-Unis

Frappera ? Frappera pas ? Depuis les manifestations de janvier contre le régime de Téhéran, Donald Trump envoie des signaux contradictoires et a massé des forces militaires considérables dans le Golfe persique. La rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous faire vivre ces événements qui pourraient embraser le Moyen-Orient.