Temu : Une créatrice danoise découvre une photo d’elle, « étrange et inquiétante »
Emma Wiigh Møller, une Danoise de 27 ans, a découvert sur le site chinois Temu une photo d’elle portant un de ses pulls, utilisée sans son accord. Le pull similaire était vendu pour 115 couronnes danoises, bien que le coût de sa confection ait été de plus de 700 couronnes.
Un plagiat manifeste. Emma Wiigh Møller, une Danoise de 27 ans qui partage ses créations en tricot sur les réseaux sociaux, a récemment découvert que le site chinois Temu avait utilisé une photo d’elle où elle porte l’un de ses pulls.
Pire encore, la plateforme de vente en ligne proposait à la vente un pull ressemblant à celui qu’elle avait tricoté, à un prix bien inférieur à sa valeur réelle. En parcourant Temu, la jeune femme est tombée par hasard sur cette photo qu’elle avait elle-même publiée sur Instagram pour présenter l’une de ses dernières créations, rapporte TV2 Echo. « C’était étrange et inquiétant », témoigne-t-elle, précisant qu’elle n’a jamais donné son autorisation à Temu pour réutiliser cette photo. « C’est un peu glauque de voir l’urne de ma grand-mère décédée sur l’étagère. Ils ont peut-être coupé mon visage, mais ça reste moi sur les photos. »
« C’est mon travail qu’ils volent »
Le site chinois proposait le pull en question à 115 couronnes danoises (un peu plus de 15 euros) alors que sa confection avait coûté à la jeune femme plus de 700 couronnes (plus de 90 euros). De plus, le design du pull n’est pas de sa création, mais celui de la designer norvégienne Stine Erikstad, qui s’est également fâchée en apprenant la nouvelle : « C’est mon travail qu’ils volent, j’y ai investi beaucoup de temps et d’argent. »
Ce n’est pas la première fois qu’un site de fast fashion copie le design d’un vêtement. En octobre, la créatrice avait déjà constaté une reproduction d’un de ses pulls sur Shein et Topshop. Dans cette affaire, Temu a rapidement retiré l’annonce et a confirmé qu’il « n’autorisait pas les vendeurs tiers à mettre en vente des produits non conformes aux lois et réglementations en vigueur », souligne Le Parisien.

