Tchernobyl : Réparation du sarcophage endommagé à 500 millions d’euros
Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl a été estimé « aux alentours de 500 millions d’euros », a annoncé jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. La France organisera à Paris, au mois de mai, la conférence « No Money For Terror », qui permettra de mieux identifier, traquer et tarir le financement du terrorisme.
La note est élevée. Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl, en Ukraine, endommagée l’année dernière par un drone russe, est estimé « aux alentours de 500 millions d’euros », a indiqué jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à l’issue de la première journée de la réunion des ministres du G7 qui se déroule à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à environ cinquante kilomètres de Paris.
« Le G7 doit jouer un rôle de catalyseur dans la levée de fonds, en lien étroit avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dont la présidente présentera son projet », a-t-il ajouté.
En février 2025, la structure métallique installée en 2016, qui recouvre le réacteur ayant explosé en avril 1986, avait été perforée par un drone russe. Cette attaque avait suscité des inquiétudes parmi les pays européens voisins, cette structure ayant pour but de protéger un premier sarcophage construit par les Soviétiques après le terrible accident nucléaire.
Cette première journée du G7 sous présidence française a également été l’occasion pour le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, de réaffirmer la volonté d’« obtenir d’autres résultats ». Notamment dans la lutte contre le terrorisme, « qui évolue en profondeur en matière de financements », a-t-il précisé.
« Nous organiserons à Paris, au mois de mai, la conférence « No Money For Terror », qui permettra de mieux identifier, traquer et tarir le financement du terrorisme », a-t-il annoncé. Il a également mentionné que la France poursuivait sa lutte contre le narcotrafic, « dont les Caraïbes sont une zone de transit et de destination ». « Nos territoires français d’Outre-Mer sont très directement touchés », a-t-il déploré.
Enfin, la présidence française souhaite établir « un réseau des ports du G7 et des pays partenaires pour lutter contre le narcotrafic ». « Il permettra de favoriser le partage d’informations, notamment sur les modes opératoires des narcotrafiquants, pour renforcer l’efficacité de notre action collective », a-t-il expliqué.

