Syrie : L’ONU envoie une aide vitale à une ville kurde encerclée
Un corridor humanitaire a été ouvert vers Kobané, où un premier convoi de l’ONU est arrivé dimanche pour fournir une « aide vitale » aux déplacés. Le représentant de l’agence en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, a précisé que le convoi était composé de « 24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel ».
Un corridor humanitaire a été établi vers Kobané, une ville majoritairement kurde située au nord de la Syrie, entourée par l’armée. Un premier convoi de l’ONU est arrivé dimanche pour apporter une « aide vitale » aux personnes déplacées ayant fui les affrontements.
Le cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont abandonné de vastes territoires aux troupes gouvernementales, qui souhaitent restaurer leur contrôle sur l’ensemble du territoire.
Plus tôt cette semaine, des résidents de Kobané (Aïn al-Arab en arabe) avaient indiqué qu’ils manquaient de nourriture, d’eau et d’électricité, alors que la ville était inondée de personnes fuyant l’avancée de l’armée syrienne.
Dans un communiqué, l’armée a annoncé l’ouverture de deux corridors pour permettre « l’entrée de l’aide », l’un menant à Kobané et l’autre à la province voisine de Hassaké, où l’armée s’est également déployée. Un convoi d’aide de l’ONU est effectivement arrivé dimanche à Kobané, a déclaré à l’AFP Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) en Syrie.
Le représentant de l’agence en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, avait précisé que le convoi était constitué de « 24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel », destiné à « fournir une aide vitale aux civils touchés par les hostilités et le climat hivernal ». Cette opération a été rendue possible grâce à « la coopération du gouvernement syrien », avait-il écrit sur X.
Kobané, située à environ 200 kilomètres du bastion kurde dans le nord-est de la Syrie, est entourée par les forces gouvernementales et adjacente à la frontière turque au nord. Les forces kurdes ont accusé l’armée syrienne d’imposer un « siège » dans la ville. Celle-ci, libérée en 2015 d’un long blocus par le groupe État islamique (EI), était devenue un symbole de la première grande victoire contre les djihadistes.

