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Syrie : Le président Ahmed al-Chareh officialise la langue kurde.

Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir un décret reconnaissant les droits nationaux des Kurdes, et la langue kurde devient officielle pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946. Mazloum Abdi a annoncé sur X le retrait de ses forces demain matin à 07h (04h GMT) et « de nous repositionner à l’est de l’Euphrate », tandis que les FDS ont fait état « d’un violent pilonnage ».


Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir un décret reconnaissant les droits nationaux des Kurdes, malgré les tensions persistantes entre le pouvoir et les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays. Pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde devient officielle : elle pourra être enseignée dans les écoles et le nouvel an kurde, le Nowrouz, sera un jour férié.

Dans un discours télévisé, le président a déclaré que les Kurdes étaient « une partie intégrante » de la Syrie et a promis de « garantir leurs droits », les incitant à « participer à l’édification du pays ». Le décret prévoit également l’octroi de la nationalité aux Kurdes qui avaient été privés de citoyenneté lors d’un recensement controversé en 1962, qui avait touché environ 20 % de cette population.

L’annonce survient à un moment où les négociations pour mettre en œuvre un accord signé en mars 2025, visant à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes à l’Etat syrien, sont dans l’impasse. Cette minorité a renforcé son contrôle sur de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie durant la guerre civile (2011-2024), après avoir combattu le groupe djihadiste État islamique avec le soutien d’une coalition multinationale.

Sur le terrain, les tensions restent vives après des combats à Alep et le déploiement de renforts syriens près de Deir Hafer. Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, a annoncé sur X le retrait de ses forces. « À l’appel de pays amis et de médiateurs […] nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 07h (04h GMT) » et « de nous repositionner à l’est de l’Euphrate », tandis que les FDS ont fait état d’un « violent pilonnage ».