Suriname : L’homme ayant tué 9 personnes s’est suicidé en prison
L’homme qui a tué neuf personnes, dont quatre de ses enfants, dans la nuit de samedi à dimanche, s’est suicidé en prison, a annoncé lundi matin la police du Suriname. Sa mort a été constatée vers 8 heures (midi heure française), a précisé la police.
L’homme ayant tué neuf personnes, dont cinq enfants, lors de la nuit de samedi à dimanche, s’est suicidé en prison, a annoncé lundi matin la police du Suriname, un petit pays néerlandophone situé dans le nord de l’Amérique du Sud.
« D.A., 43 ans, qui a ôté la vie à neuf personnes par des coups de couteau […] s’est pendu […] dans les cellules du commissariat de Keizerstraat » à Paramaribo, la capitale, a précisé la police dans un communiqué.
**Quatre de ses enfants parmi les victimes**
L’homme, blessé par balles aux jambes lors de son arrestation, avait été transféré de l’hôpital à la prison dimanche soir. Sa mort a été constatée vers 8 heures (midi heure française), selon la police.
Souffrant de troubles mentaux, le suspect a tué quatre de ses enfants, âgés de 5 à 15 ans, et cinq habitants du quartier, âgés de 7 à 80 ans, dans le quartier Richelieu du district de Commewijne, à l’est de Paramaribo, a précisé dimanche le chef de la police, Melvin Pinas. Deux autres personnes, la fille de 16 ans du suspect et un voisin de 72 ans, ont également été hospitalisées suite à des blessures par arme blanche.
Le ministre de la Justice et de la police, Harish Monorath, a donné plus de précisions sur le décès du suspect lors d’une interview en direct à la radio locale ABC : « Il avait déjà été transféré […]. C’était un moment où personne n’était présent, et il s’est pendu. » Il a ajouté que « Il pouvait être déplacé sans problème. Aucun soin hospitalier supplémentaire n’était nécessaire. Il était sous étroite surveillance policière jusqu’à ce qu’il puisse être transféré à la maison d’arrêt ».
**Arrêté avant de s’en prendre au reste de la famille**
Le ministre, qui a rendu visite aux familles dimanche, est également revenu sur le drame. « Pour autant que nous comprenons, cela a commencé au domicile. Deux enfants ont pu quitter la maison […] et ont appelé la grand-mère de l’autre côté de la rue. » « La grand-mère et le grand-père sont venus en secours, avec des conséquences mortelles pour eux. Il (l’homme) s’est ensuite rendu dans l’autre maison, où se trouvaient aussi les autres voisins et l’enfant », a raconté Harish Monorath.
« Après avoir tué les gens, il s’est rendu chez sa famille plus bas dans la rue, vraisemblablement pour les tuer là-bas également. Il y a été stoppé par la police, qui l’a ensuite arrêté », a conclu le ministre.
**Le gouvernement prend en charge les funérailles de la famille**
Le cabinet de la présidence a diffusé dimanche une déclaration officielle soulignant que « la cheffe de l’État, Simon Geerlings-Simons, déplore la perte tragique de vies humaines, parmi lesquelles des enfants ».
« Ce drame nous touche en tant que nation à une période où nous avons célébré Noël ensemble et nous nous préparons au passage à la nouvelle année, un temps qui devrait justement être placé sous le signe de la solidarité et de l’espoir », a commenté la présidente.

