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Super Bowl 2026 : Trump ne s’oppose pas au show de Bad Bunny

Le président des Etats-Unis a exprimé sur Truth Social que le concert de Bad Bunny était un « affront à la grandeur de l’Amérique » et que sa danse était « dégoûtante, en particulier pour les jeunes enfants ». Bad Bunny a transformé le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en célébration de Porto Rico et de l’Amérique latine, chantant presque exclusivement en espagnol, une langue parlée par plus de 41 millions de personnes aux Etats-Unis.

« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type ». Le président des États-Unis n’a semble-t-il pas apprécié le flow presque exclusivement espagnol du chanteur Bad Bunny, star du Super Bowl ce dimanche. Sur son réseau social Truth Social, quelques minutes après la fin du spectacle, Donald Trump a qualifié le concert d’« affront à la grandeur de l’Amérique », qualifiant sa danse de « dégoûtante, en particulier pour les jeunes enfants. C’est une gifle dans le visage de notre pays ».

Dès l’annonce de la setlist, fin septembre, plusieurs élus et personnalités de la droite américaine avaient critiqué le choix de Bad Bunny et du groupe de rock Green Day, ce dernier étant lui-même critique du président Donald Trump, qui avait alors décrété qu’il s’agissait d’un « horrible choix ».

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, la semaine dernière, Bad Bunny, lauréat de plusieurs récompenses de la musique américaine, avait appelé à mettre « ICE dehors », en référence à la police des migrations américaine. « Nous ne sommes pas des animaux […] nous sommes humains et nous sommes américains », avait scandé l’artiste portoricain, qui a remporté trois trophées, dont celui de l’album de l’année.

Une célébration de Porto Rico et de l’Amérique latine

Ce dimanche, accompagné d’une troupe de danseurs, Bad Bunny a déambulé dans les rues d’un village portoricain reconstitué pour l’occasion, avec un salon de beauté, un vendeur de glaces et des joueurs de dominos, tout en interprétant plusieurs de ses titres phares, de « Titi Me Pregunto » à « Nuevayol » en passant par « Monaco ». Face à lui, une impressionnante liste d’invités de renom du monde hispanique, allant de l’acteur Pedro Pascal à la chanteuse Karol G, sans oublier Cardi B.

La prestation a atteint son point culminant avec un duo surprise avec Lady Gaga, qui a présenté une version salsa de son hit « Die With A Smile ». Bad Bunny, vêtu d’un costume croisé blanc crème et de baskets assorties, a pris la place de Bruno Mars pour cet événement. Il a conclu le spectacle en transformant le célèbre « God Bless America », si cher à de nombreux Américains, en un slogan célébrant l’ensemble du Continent, tout en étant entouré d’une procession de drapeaux latino-américains.

De cette manière, il a métamorphosé le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en une célébration de son archipel natal de Porto Rico et de l’ensemble de l’Amérique latine, sans faire cette fois référence à Donald Trump, et chantant quasi exclusivement en espagnol, qui est parlé par plus de 41 millions de personnes aux États-Unis.