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Suisse : elle signe une pétition, est élue, dit « C’est malhonnête ».

Un couple de garagistes de 44 ans affirme s’être retrouvé sans son consentement sur la liste locale du Parti libéral-radical (PLR) pour les élections communales dans le canton de Vaud. Claudia Castro, élue avec près de 700 voix, a déclaré : « Ça m’a révoltée. Je n’y connais rien à la politique. Je n’ai ni le temps ni l’envie de m’engager ».


Une affaire surprenante secoue la commune suisse de Prilly. Un couple de garagistes, âgé de 44 ans, prétend avoir été inscrit sur la liste locale du Parti libéral-radical (PLR) pour les élections communales dans le canton de Vaud, sans son consentement, d’après un rapport de la RTS.

La situation est devenue encore plus délicate lorsque la femme, Claudia Castro, a été élue avec près de 700 voix. Le PLR conteste avoir trompé le couple.

« Ni le temps ni l’envie de m’engager »

Selon le couple, tout aurait commencé par une simple pétition signée sur leur lieu de travail en janvier, visant à préserver les places de stationnement dans le quartier. Lors de cette occasion, ils ont fourni leurs noms, prénoms, adresse, dates de naissance et ont signé le document. Ils ont même pris quelques photos quelques jours plus tard, toujours pour la pétition.

Cependant, deux mois plus tard, ils ont découvert leur portrait, largement retouché par une intelligence artificielle, sur la liste électorale du PLR Prilly. « Une amie m’a montré un prospectus avec nos photos dessus. C’est comme ça que je l’ai appris », a relaté la quadragénaire. Claudia Castro a ensuite vécu une désillusion en découvrant son élection contre son gré. « Ça m’a révoltée. Je n’y connais rien à la politique. Je n’ai ni le temps ni l’envie de m’engager », a-t-elle exprimé, évoquant une fausse pétition et une procédure jugée « malhonnête ».

Une confusion possible

Cette version a été entièrement démentie par Tony Capuano, membre du comité du parti. « En aucun cas, il n’a été question de pétition. On les a informés que c’était pour le Conseil communal. Si des gens ont mal compris, je suis navré », a-t-il affirmé. La commune a également maintenu son point de vue, ayant validé les candidatures : « Ce n’est pas à l’administration de contrôler si une personne a bien compris ce qu’elle signait », a-t-elle précisé.

Aujourd’hui, Claudia Castro se retrouve dans une situation délicate, ne souhaitant ni siéger, ni démissionner pour ne pas nuire à son image ainsi qu’à celle du garage, qui porte son nom.