Suède : un rapport officiel ouvre la voie à une adhésion à l’Otan

Sans exprimer formellement de recommandation, cette revue stratégique de 40 pages souligne plusieurs avantages à voir la Suède entrer dans l’alliance avec la Finlande voisine, qui doit officialiser sa candidature dimanche.

« Une adhésion de la Suède à l’Otan relèverait le seuil (de déclenchement) de conflits militaires et aurait ainsi un effet dissuasif en Europe du Nord », conclut le rapport préparé ces dernières semaines par le gouvernement et les partis au Parlement.

Alors que Moscou menace la Finlande et la Suède de « conséquences » en cas d’adhésion, le rapport juge très improbable une attaque armée, mais reconnaît que des « provocations » et des « représailles » russes « ne peuvent être exclues ».

« Notre opinion est que nous ne subirions pas d’attaque militaire conventionnelle en réaction à une éventuelle candidature à l’Otan », a affirmé la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde lors d’une conférence de presse.

Le gouvernement réitère toutefois sa position actuelle qu’une attaque militaire contre le pays ne peut pas être exclue, a-t-elle dit, aux côtés des représentants des partis.

Le rapport conclut également qu’en tant que non membre de l’Otan, la Suède n’a actuellement pas de « garanties » d’aide en cas d’agression.

« Dans le cadre actuel (…) il n’y a pas de garantie que la Suède soit aidée si elle était la cible d’une menace grave ou d’une attaque », affirme-t-il.

Dans une bascule historique de sa position, le parti social-démocrate au pouvoir en Suède doit décider dimanche s’il soutient une adhésion à l’Otan.

Un feu vert du parti de la Première ministre suédoise Magdalena ouvrirait la voie à une annonce rapide de candidature suédoise.

La Finlande doit officialiser sa décision dimanche, mais son président et sa Première ministre se sont déjà dit favorables jeudi à une adhésion « sans délai » à l’alliance.