Silvio Berlusconi, « Il Cavaliere », se retire de la course à l’élection présidentielle

Il Cavaliere » pied à terre : Silvio Berlusconi, qui, à 85 ans, a renoncé à briguer la présidence de la République italienne, a longtemps dominé la vie publique italienne mais son image s’est ternie sous une avalanche de scandales.

Le magnat des médias, clivant en Italie et souvent moqué à l’étranger, est d’ailleurs toujours empêtré dans un procès concernant ses tristement célèbres soirées sulfureuses « Bunga Bunga », un sérieux handicap pour tout candidat à la fonction suprême.

Le milliardaire a également souffert d’une série de problèmes de santé, notamment une hospitalisation due au Covid en septembre 2020.

Eternel revenant de la politique dont l’histoire des 30 dernières années se confond avec celle de l’Italie, il voit définitivement s’évanouir son rêve de devenir chef de l’Etat.

« Je continuerai à servir mon pays par d’autres voies« , a-t-il déclaré samedi soir, assurant avoir le nombre de soutiens nécessaires pour être élu à la présidence mais y renoncer par esprit de « responsabilité nationale ».

Les scandales dans lesquels il a été impliqué, ses gaffes devenues légendaires et ses procès à répétition, ont eu raison de son ultime ambition.

Au fil des ans, le sourire carnassier du « caïman », l’un de ses nombreux surnoms, s’est quelque peu figé et les opérations de lifting ont laissé des traces sur un visage au maquillage « épais comme le parquet », dixit un éditorialiste.