Shaparak Shajarizadeh a enlevé son voile en Iran : « Après 40 ans de silence, il était temps d’avoir une voix »

A 42 ans, elle a dit stop. En 2018, Shaparak Shajarizadeh a décidé d’enlever son voile en public dans les rues iraniennes. Pendant quelques minutes, elle est restée debout en tenant son hijab blanc au bout d’un bâton en guise de protestation. Comme d’autres femmes avant elle, dans ce pays où le port du voile est obligatoire, cette mère a été arrêtée, condamnée et contrainte à l’exil avec son mari et son fils. Cette semaine, elle était à Genève, les cheveux au vent, le sourire éclatant, pour recevoir un prix lors du Sommet pour la démocratie et les droits de l’Homme. Que représente le voile à ses yeux ? Pourquoi a-t-elle décidé de prendre de tels risques en participant au mouvement « mercredis blancs » ? Quels reproches adresse-t-elle à certaines femmes politiques européennes ? Considérée par la BBC comme l’une des cent femmes les plus inspirantes au monde, Shaparak Shajarizadeh est l’Invitée du samedi de La Libre.be.