Royaume-Uni : Amende de 340 euros pour don de vêtements caritatifs
Deux retraitées de Tonbridge ont déposé fin janvier des sacs de vêtements pour en faire don à une association, mais la municipalité les a considérées comme des dépôts sauvages et leur a dressé des amendes de 300 livres chacune. Un agent municipal s’est également présenté chez l’une d’elles en l’accusant d’obstruer le trottoir et en l’informant qu’elle était filmée, ce qui l’a effrayée.
Deux retraitées de Tonbridge, dans le sud de Londres (Royaume-Uni), ont déposé fin janvier des sacs de vêtements devant chez elles pour les donner à une association. Alors que cette dernière devait venir récupérer les sacs, la municipalité les a considérés comme des dépôts sauvages et leur a infligé une amende de 300 livres chacune, soit plus de 340 euros, rapporte la BBC.
Le conseil municipal a envoyé une lettre leur annonçant qu’elles faisaient face à des poursuites et les informant que l’amende devait être réglée dans les 14 jours, faute de quoi elle pourrait atteindre jusqu’à 1.000 livres (près de 1.145 euros). « Le dépôt sauvage est un délit pénal », est-il précisé dans cette correspondance. « Le conseil municipal est devenu fou. Ils utilisent des méthodes impitoyables », a dénoncé l’une des résidentes, âgée de 73 ans.
Selon elle, sa voisine de 84 ans a reçu la même lettre des autorités locales. Un agent municipal se serait également présenté devant chez elle, l’accusant d’obstruer le trottoir. Cela aurait effrayé la septuagénaire, qui a été mise en garde que tout ce qu’elle disait pouvait être utilisé contre elle devant un tribunal. « Elle a maintenant trop peur pour venir à la porte », a raconté la femme. Face à cette situation, les deux résidentes ont décidé de faire le tour du quartier pour prévenir les autres riverains de ne pas laisser leurs sacs de dons devant leur maison.
Contacté par la BBC, un porte-parole du conseil municipal a reconnu que la situation était une « expérience bouleversante » pour les résidentes, mais a indiqué qu’il n’avait jusqu’à présent aucun contact avec elles. « Nous avons contacté notre prestataire qui est en train d’examiner cette affaire », a-t-il assuré.

