Ron DeSantis, le nouveau Donald Trump ?

Donald Trump prépare, dans l’ombre, la prochaine élection présidentielle de 2024. Mais voilà qu’il pourrait se heurter à un adversaire de taille pour l’investiture de son parti. Ron DeSantis, gouverneur de Floride depuis janvier 2019, est l’étoile montante du parti Républicain et est pressenti pour être le prochain candidat.

Poulain de Trump

Après plusieurs années dans la Marine américaine, Ron DeSantis se lance en 2012 comme candidat républicain à la Chambre des représentants des Etats-Unis en Floride. Un siège qu’il remporte. Il est ensuite élu gouverneur de l’Etat en 2018, avec l’aide de Donald Trump lui-même. Le président de l’époque avait tweeté que « Ron DeSantis ferait un excellent gouverneur ».

Sur le plan politique, Ron DeSantis a tout pour séduire l’électorat républicain. Interdiction pour les filles transgenres de jouer dans des équipes féminines dans les écoles, législation qui pourrait porter atteinte au droit de manifester, chasse aux professeurs qui enseignent la théorie critique des races, position contre le droit à l’avortement, frileux sur l’accueil des migrants, volonté de créer une police électorale… Le gouverneur affiche une ligne ultra conservatrice, proche de son ancien mentor.

C’est en 2021 qu’il commence à se faire une place de marque dans le paysage politique. Un discours à Orlando en février de l’année dernière, où il a dénoncé « l’establishment républicain défaillant » d’avant Trump, lui a permis d’obtenir de bons résultats dans les sondages d’opinion. Il se positionne à partir de ce moment là contre les restrictions sanitaires portées par l’administration Biden.

Frères ennemis ?

La popularité de Ron DeSantis au sein du parti républicain commence à agacer Donald Trump. Dans une récente interview au média d’extrême droite OAN, l’ex-président a qualifié de « dégonflés » les politiques qui refusent de dire s’ils ont reçu leur troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Trump avait lui même révélé avoir reçu son booster. Une attaque indirecte qui visait tout de même Ron DeSantis. Le gouverneur de Floride avait soutenu que son statut vaccinal était une affaire privée.

Ce dernier avait répliqué en critiquant la politique sanitaire de la Maison-Blanche au début de la pandémie, jugée trop restrictive selon lui.

Selon USA Today, les conseillers proches de Trump ont fait savoir que le milliardaire critiquait beaucoup le gouverneur en privé, estimant qu’il manque de gratitude. Toutefois, Trump tente en public de taire ses divisions avec son ancien protégé, affirmant à Fox News qu’il pourrait même le prendre comme co-listier. De l’autre côté, le clan DeSantis assure qu’il est encore trop tôt pour parler de 2024. Affaire à suivre.