Renault ne produira pas plus de 600 drones kamikazes par mois au Mans.
Renault a annoncé, hier, qu’il pourrait assembler jusqu’à 600 drones par mois sur son site du Mans, en partenariat avec la société de défense Turgis Gaillard. Les syndicats de Renault ont exprimé leur opposition stricte au projet, la CGT critiquant « une logique guerrière » et une activité pour laquelle les salariés n’ont pas signé.
La production de Renault connaît une croissance significative. L’industriel français a indiqué, hier, qu’il pourrait assembler jusqu’à 600 drones par mois sur son site du Mans, en collaboration avec la société de défense Turgis Gaillard. Au début du mois de février, Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement (DGA), avait déjà annoncé que ce contrat entre Renault et Turgis Gaillard, nommé « Chorus », avait pour objectif de produire des « munitions téléopérées à longue portée » capables d’éliminer leur cible par explosion à l’impact.
« Renault Group va produire des drones aériens polyvalents, dont l’utilisation finale sera déterminée par la DGA », a précisé le constructeur automobile. « Dans le cas où le drone serait équipé de charges militaires, cette étape interviendrait une fois le drone livré par Renault Group, qui ne sera responsable que de la fabrication de la structure du drone » sans charge militaire, a-t-il ajouté.
Les syndicats de Renault opposés au projet
Le groupe Renault souligne qu’il ne cherche pas, ici, « à devenir un acteur majeur de la défense ». Toutefois, son engagement dans des projets de défense doit respecter plusieurs principes : une industrialisation en France sous l’égide du ministère des Armées, en association avec des industriels européens de la défense, en utilisant des technologies existantes et sans compromettre la capacité d’investissement dans son activité principale, l’automobile.
L’annonce de ce projet, auquel les employés devraient participer sur une base volontaire, a pour l’instant suscité une opposition ferme des syndicats, la CGT dénonçant « une logique guerrière » et une activité pour laquelle les salariés n’ont pas donné leur accord.

