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Prix du carburant : Le gouvernement italien ne va pas réduire les prix

L’Italie a adopté mercredi un décret-loi pour faire baisser le prix des carburants, prévoyant une réduction d’environ 0,25 euro par litre. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini a évoqué « une aide substantielle, évidemment temporaire », sans en préciser la durée.


L’Italie a adopté mercredi un décret-loi visant à réduire le prix des carburants, en réponse à la forte augmentation des prix du pétrole causée par la guerre au Moyen-Orient. Cette mesure comprend une baisse d’environ 0,25 euro par litre. La Première ministre Giorgia Meloni a déclaré : « Nous réduisons le prix du carburant d’environ 0,25 euro par litre pour tous », en ajoutant que cette diminution découle d’« une réduction substantielle de la taxe d’accise ».

Le vice-Premier ministre Matteo Salvini a mentionné qu’il s’agissait d’« une aide substantielle, évidemment temporaire », sans préciser sa durée, et a ajouté que « dès les prochaines heures, les Italiens paieront moins cher que les Allemands, les Français et les Espagnols ». Le décret comprend également un crédit d’impôt destiné aux transporteurs routiers et pêcheurs, considéré comme « équivalent à la hausse des coûts de carburant », afin de limiter l’impact sur les prix des biens de consommation, d’après Giorgia Meloni.

Un mécanisme anti-spéculation est également inclus dans le texte. Ce mécanisme a pour objectif de s’assurer que les prix facturés aux consommateurs soient « strictement » alignés sur l’évolution des cours du pétrole brut sur le marché international. « Ce mécanisme nous permettra de stopper immédiatement les hausses injustifiées et de garantir que les compagnies pétrolières et les distributeurs baissent leurs prix », a précisé la cheffe du gouvernement.

Cette décision intervient alors que les cours du pétrole ont augmenté de près de 50 % depuis les attaques en Iran, lancées fin février par les États-Unis et Israël, dans un contexte de blocage du détroit d’Ormuz. D’autres pays européens adoptent des mesures analogues : la Serbie a annoncé une réduction de 20 % des accises sur les carburants, tandis que l’Allemagne prépare un projet de loi visant à renforcer le contrôle des prix et à obliger les compagnies à prouver qu’elles ont agi « légalement ».