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Prix des carburants : Les transporteurs pourront répercuter la hausse.

Les transporteurs routiers pourront répercuter une partie de la hausse du prix des carburants sur leurs clients, notamment la grande distribution, par une clause de revoyure dans leurs contrats, ont indiqué jeudi les ministères des Transports et des PME. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, le prix des carburants s’est envolé, en particulier le gazole qui a augmenté de près de 30 %.


Des hausses de prix en magasin pourraient être à prévoir. Les transporteurs routiers auront la possibilité de répercuter une partie de l’augmentation du coût des carburants sur leurs clients, en particulier la grande distribution, grâce à une clause de révision dans leurs contrats, ont annoncé jeudi les ministères des Transports et des PME. Lors d’une réunion jeudi après-midi, les représentants des transporteurs et leurs clients, notamment des distributeurs, ont convenu que la hausse des carburants ne devait pas être entièrement supportée par les transporteurs, selon les conseillers ministériels.

Le gouvernement encourage donc l’application, comme le permet le code des Transports, d’une « indexation immédiate du prix de l’énergie », même pour des contrats déjà négociés, ont expliqué ces conseillers lors d’un point de presse téléphonique. « Les donneurs d’ordre n’ont aucun intérêt à avoir des défaillances de leurs fournisseurs stratégiques que sont les transporteurs », ont-ils ajouté, tout en plaidant pour des délais de paiement raccourcis.

La grande distribution pourra ainsi répercuter ce surcoût sur ses prix ou diminuer ses marges. « Mais la part du transport reste marginale dans les coûts des produits alimentaires », a indiqué un conseiller du ministère des PME, qui estime que le risque d’inflation n’est pas comparable à celui de 2022. La réunion de jeudi ne portait pas sur les aides au secteur, encore en négociation selon les organisations professionnelles des transporteurs.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, le prix des carburants a fortement augmenté, notamment le gazole qui a grimpé de près de 30 %. Cette situation génère un surcoût qui fragilise les entreprises de transport pour tous les contrats négociés avant cette hausse. Le gouvernement avait annoncé vendredi une aide de 50 millions d’euros pour les entreprises les plus vulnérables pour le mois d’avril.

Déçues, l’Otre (Organisation des transporteurs routiers) et la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) ont mené des manifestations et des opérations escargot cette semaine pour demander des mesures supplémentaires. Elles ont suspendu leurs actions mercredi soir après avoir obtenu certaines avancées, dont le principe d’un renouvellement des aides si la hausse perdurait, selon les informations données par l’Otre jeudi matin.