Pourquoi 2022 sera une année importante pour Donald Trump (Mise à jour)


Donald Trump a été évincé du pouvoir par une opération historique de fraude électorale: l’adhésion à ce mensonge va-t-elle être au centre des élections de mi-mandat américaines, voire même rester un enjeu des prochaines élections présidentielles ? Les récentes déclarations de divers politiques américains démontrent que cela risque d’être le cas, selon une analyse proposée par nos confrères de CNN.

Les élections de mi-mandat sont un rendez-vous électoral d’une importance capitale aux Etats-Unis. Tous les deux ans, les 435 sièges de la Chambre des représentants sont remis en jeu, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat. Cette fois-ci, derrière ce moment décisif pour la présidence de Biden, on perçoit un duel à distance avec Donald Trump.

Pour l’ancien président, ces élections de 2022 prennent des allures de vengeance, selon le média américain. Elles sont aussi une occasion d’entretenir (ou de reconstruire) une personnalité présidentiable. Et pour soigner son image, le 45ème président des Etats-Unis peut toujours compter sur divers soutiens au sein du Parti républicain.

Le républicain Mo Brooks s’est lancé dans la course au Sénat américain en Alabama. Il n’a pas hésité à mettre en avant son fidèle soutien à Donald Trump, affirmant qu’aucun autre candidat au Sénat américain ne s’était positionné aussi fermement que lui à ses côtés. « En 2020, l’Amérique a subi la pire fraude électorale et le pire vol d’élections de l’histoire », a-t-il rajouté. Pour rappel, le ministère de la Justice de Donald Trump et de multiples tribunaux, dont la Cour suprême des États-Unis, ont rejeté les accusations de tricherie électorale.

Mo Brooks n’était pas le seul supporter de l’ancien locataire de la Maison-Blanche à lancer sa campagne lundi. Eric Greitens, qui a également alimenté les accusations de fraude électorale, a annoncé viser le Sénat. À l’époque, Greitens a dû démissionner de son poste de gouverneur suite à des accusation d’inconduites… électorales et sexuelles. En ouvrant sa campagne sur Fox News, il a déclaré qu’il se présentait pour « défendre les politiques America first du président Trump. »

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D’autres candidats républicains envisagent ou ont lancé des campagnes sénatoriales dans des États tels que l’Ohio et la Pennsylvanie pour remplacer des députés républicains qui se retirent. Certains proches de Trump se préparent à affronter dans ces élections les républicains qui ont voté pour la mise en accusation du milliardaire.

Comme le rappelle CNN, Donald Trump a communiqué aux potentiels candidats républicains le prix de son soutien lorsqu’il est réapparu à la Conservative Political Action Conference : se montrer en faveur de la fin du vote par correspondance et appeler nommément les représentants républicains qui avaient voté pour sa destitution.

Trump teste sa puissance

Pour l’ancien président, ces élections sont l’occasion de mesurer sa puissance et son influence au sein du Parti républicain. Il garde en tête une possible échéance personnelle : la présentielle de 2024. Et s’il décidait de ne pas se présenter pour 2024, maintenir une influence importante lui permettrait de peser dans la décision du prochain candidat républicain dans la course pour la Maison-Blanche.