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Polynésie française : Près de cinq tonnes de cocaïne saisies dans un bateau de pêche

La marine nationale a saisi 4,87 tonnes de cocaïne sur un navire de pêche intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier. Les convoyeurs de cette drogue, qui n’était pas destinée au marché polynésien, ne seront cependant pas poursuivis par la Justice française.


La pêche en haute mer de la Polynésie française a été particulièrement fructueuse. La marine nationale a saisi 4,87 tonnes de cocaïne sur un navire de pêche, comme l’a annoncé lundi (mardi à Paris) le Haut-commissariat de la République en Polynésie française, confirmant une information divulguée dimanche par la chaîne locale TNTV.

Ce navire, en provenance d’Amérique centrale, a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier, selon le communiqué du Haut-commissariat. La cocaïne, répartie en 96 ballots, était destinée au marché australien et était transportée par dix marins honduriens et un équatorien, à bord d’un navire immatriculé au Togo, selon une source proche de l’enquête. Cette opération, coordonnée par le Haut-commissaire, a mobilisé d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française, en étroite collaboration avec la gendarmerie nationale et l’antenne locale de l’office antistupéfiants (OFAST), d’après le communiqué.

Les convoyeurs ne seront toutefois pas poursuivis par la Justice française. « L’article 17 de la Convention de Vienne prévoit que la Marine peut intercepter un navire en haute mer, après des vérifications sur l’état de pavillon, et demander au procureur (le haut-commissaire étant impliqué dans la décision) s’il accepte que la procédure ne soit pas judiciarisée, mais uniquement traitée sur le plan administratif », a déclaré la procureure Solène Belaouar.

L’objectif est de concentrer les moyens judiciaires français sur les faits qui concernent directement le territoire national. Or, la drogue n’était pas destinée au marché polynésien, qui ne pourrait absorber une telle quantité. Il n’y aura donc pas d’enquête, mais les États des trafiquants ont la possibilité d’engager des poursuites à leur encontre.