Plusieurs chefs d’un groupe lié à Al-Qaïda tués dans la région d’Idleb

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Huit membres, dont plusieurs chefs, du groupe Hourras al-Din, lié à al-Qaïda, ont été tués dimanche par des bombardements dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits humains (OSDH) sans pouvoir déterminer l’origine des tirs. Fondé en février 2018, ce groupe compte près de 1.800 combattants syriens et étrangers, selon l’Observatoire. Il est actif dans la région d’Idleb – composée de la majeure partie de la province d’Idleb et de secteurs des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié – dominée par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaïda. Et il combat aux côtés de HTS.

« Six chefs, dont deux Tunisiens, deux Algériens, un Egyptien et un Syrien, ont été tués par un bombardement visant une réunion dans (…) un secteur à l’ouest d’Alep » voisin d’Idleb, a indiqué l’Observatoire. Le bombardement a également tué deux combattants du groupe et blessé d’autres, selon la même source.

L’OSDH n’a pas été en mesure de déterminer l’origine des tirs, disant « ignorer s’il s’agit d’un bombardement de la coalition (antijihadistes dirigée par Washington) ou de la Russie », alliée du régime syrien de Bachar al-Assad.

Depuis fin avril, le régime de Damas et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la région d’Idleb. Des combats au sol ont lieu, en parallèle, dans quelques zones de cet ultime bastion anti-Assad, notamment le nord de la province de Hama.

Frontalière de la Turquie, la région d’Idleb fait l’objet d’un accord conclu en 2018 entre Ankara, parrain des rebelles actifs dans la zone, et Moscou, censé créer une « zone démilitarisée ».

Mais cet accord n’a jamais été appliqué dans son intégralité, en raison du refus des jihadistes de se retirer de la zone tampon prévue.

Les Nations unies ont averti que l’escalade dans la région d’Idleb, où vivent trois millions de personnes dont de nombreux déplacés venus d’autres régions du pays, pourrait provoquer l’une des pires catastrophes humanitaires depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Le conflit syrien a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés.