Philippe Lamberts (Ecolo) rempile à la co-présidence des Verts-ALE au Parlement européen

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L’eurodéputé belge Philippe Lamberts (Ecolo) a été réélu mardi à la co-présidence du groupe des Verts-ALE au Parlement européen, devenue la quatrième force de l’hémicycle avec 75 députés. Il co-dirigera à nouveau avec l’Allemande Ska Keller le groupe parlementaire que forment les Verts et l’Alliance libre européenne (ALE, un groupement de partis régionalistes).

L’Anderlechtois de 56 ans, élu pour la première fois au Parlement européen en 2009 où il se fera connaître sur les dossiers liés à la crise financière, avait succédé en 2014 au franco-allemand Daniel Cohn-Bendit qui co-présidait le groupe avec l’allemande Rebecca Harms, elle-même ayant poursuivi deux années de plus le co-présidence avec M. Lamberts.

Les Verts-ALE figurent parmi les gagnants des dernières élections. En grimpant de 52 à 75 membres (un élu Volt a rejoint le groupe dernièrement), ils sont passés de la 6e à la 4e place au Parlement européen, où ils sont devancés par les chrétiens-démocrates du PPE, les socialistes et sociaux-démocrates du S&D et les libéraux et macronistes de l’ALDE (plus Renaissance plus USR).

Ces quatre formations pro-européennes mènent actuellement des négociations pour former – à l’exclusion des eurosceptiques, de l’extrême droite et de l’extrême gauche – une coalition autour de cinq thématiques: le climat, l’économie et le social, le numérique, les migrations et la défense.

L’idée serait de proposer pour le début de la semaine prochaine, avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement, un programme de travail pour le mandat de la prochaine commission.

Les Verts se montreraient « très stricts sur certains sujets », selon un représentant du PPE.

« Nous allons mesurer dans les prochaines semaines si les professions de foi et les déclarations d’intention des autres groupes se traduisent dans des faits », avait confirmé la semaine dernière M. Lamberts.

Parmi les quatre formations en pourparlers, celle des Verts-ALE est la seule à ne pas disposer d’un chef d’État ou de gouvernement au Conseil européen, l’autre institution décisive dans le choix des hautes fonctions européennes.