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Pétrolier saisi dans l’Atlantique : la Russie ne blâme pas les États-Unis.

La diplomatie russe a accusé jeudi les Etats-Unis d’attiser des « tensions militaires et politiques » après la saisie d’un pétrolier lié à Moscou dans l’Atlantique nord. Lors d’une opération militaire menée mercredi entre l’Islande et l’Écosse, des garde-côtes américains, aidés par les Britanniques, ont intercepté et pris le contrôle d’un pétrolier, aux cuves vides, qu’ils pourchassaient depuis le 21 décembre.


La diplomatie russe a accusé jeudi les États-Unis d’attiser des « tensions militaires et politiques » après la saisie d’un pétrolier lié à Moscou dans l’Atlantique Nord, dans le cadre du blocus de Washington visant l’exportation de pétrole vénézuélien.

« Le fait que Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales est regrettable et alarmant », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant des agissements « dangereux et irresponsables » des États-Unis et la complicité de Londres dans la saisie de ce pétrolier. Le ministère a également estimé que cet incident risquait d’aggraver encore plus « des relations russo-américaines déjà extrêmement tendues » en raison des différends accumulés ces dernières années.

### Une navigation sous un faux pavillon ?

Le nom et le statut exact du navire, et donc la légalité de l’opération, suscitent des désaccords. Moscou appelle le navire Marinera et affirme qu’il a obtenu le 24 décembre une autorisation provisoire de naviguer sous pavillon russe. En revanche, pour Washington, il s’appelle Bella 1, n’a pas de pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau et fait partie de la flotte fantôme vénézuélienne utilisée pour transporter du pétrole soumis à des sanctions américaines.

Le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté jeudi ces accusations de navigation sous un faux pavillon, assurant que Moscou avait fourni à plusieurs reprises des « informations fiables » sur la propriété russe du navire et son statut. Le ministère a également rappelé que le droit international prévoit « expressément » que les navires en haute mer relèvent de la juridiction exclusive de l’État du pavillon.

### Une liste fermée de motifs

« L’arrêt et la fouille d’un navire en haute mer ne sont possibles que sur la base d’une liste fermée de motifs, tels que la piraterie ou la traite d’esclaves, qui ne sont évidemment pas applicables au Marinera », a déclaré le ministère. « Dans tous les autres cas, de telles actions ne sont autorisées qu’en accord avec l’État du pavillon – en l’occurrence la Russie », a-t-il poursuivi.

Lors d’une opération militaire menée mercredi entre l’Islande et l’Écosse, des garde-côtes américains, assistés par les Britanniques, ont intercepté et pris le contrôle d’un pétrolier, aux cuves vides, qu’ils pourchassaient depuis le 21 décembre.