Pérou : après une série de perquisitions, la belle-sœur du président se livre à la justice

« Nous sommes à l’intérieur des bureaux du parquet », a confirmé l’avocat, José Dionisio, à la radio locale RPP, ajoutant que l’arrivée de Mme Paredes, recherchée pour corruption présumée, avait « pris les procureurs par surprise ».

Quelques heures plus tôt, la police avait perquisitionné au domicile privé de M. Castillo à Chugur (nord) à la recherche de sa belle-soeur, au lendemain d’une autre perquisition au palais présidentiel à Lima.

Le président péruvien fait lui-même l’objet de cinq enquêtes, notamment pour corruption, mais ces affaires sont distinctes de celle impliquant sa belle-soeur.

Mardi, la Cour supérieure de justice avait autorisé la demande de perquisition du procureur au palais présidentiel car Mme Paredes, qui considère M. Castillo et son épouse comme ses « parents », avait indiqué trois adresses sur ses documents officiels.

Yenifer Paredes avait déjà été convoquée pour témoigner devant le ministère public et comparaître devant une commission de contrôle du Parlement péruvien mi-juillet.

Le président Castillo, en fonction depuis un an, avait fustigé mardi soir un « raid illégal » contre son palais ayant pour but, selon lui, de l’écarter du pouvoir. Il avait accusé de complicité l’opposition de droite au Parlement unicaméral.

Pedro Castillo, un ex-enseignant rural et syndicaliste de 52 ans, a déjà dû faire face à deux tentatives de destitution par le Parlement. Il était crédité par un sondage Ipsos en juillet de 74% d’opinions défavorables dans sa gestion du pays qui a vu trois Premiers ministres et sept ministres de l’Intérieur se succéder en un peu plus d’un an.