Pékin annonce des « actions militaires ciblées » en réponse à la visite de Pelosi à Taïwan

« Les Etats-Unis (…) tentent d’utiliser Taïwan pour contenir la Chine », a estimé le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que Washington « ne cesse de déformer, d’obscurcir et de vider de tout sens le principe d’une seule Chine, d’intensifier ses échanges officiels avec Taïwan et d’encourager les activités séparatistes indépendantistes de Taïwan. Ces actions, comme jouer avec le feu, sont extrêmement dangereuses ».

La cheffe des députés américains, Nancy Pelosi, a atterri ce mardi à Taïwan, malgré les avertissements de la Chine qui considère cette visite comme une grave provocation risquant d’enflammer des relations sino-américaines déjà tendues.

Plusieurs navires américains croisent dans la région de Taïwan

Plusieurs navires américains croisaient mardi dans la région de Taïwan au moment où la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi arrivait dans l’île que Pékin considère comme l’une de ses provinces, selon des sources militaires américaines.

Alors que la Chine a annoncé que son armée allait lancer des « actions militaires ciblées » en réponse à cette visite, la 7e flotte américaine a fait savoir mardi sur Twitter que le porte-avions USS Ronald Reagan, qui croise dans la région depuis début juillet, se trouvait dans la mer des Philippines, au sud de Taïwan.

L’US Navy a publié des images du Ronald Reagan effectuant des manoeuvres avec le navire ravitailleur USS Carl Brashear dimanche.

Le porte-avions et son groupe aéroporté « effectuent une mission de routine dans l’ouest du Pacifique », a souligné une responsable américaine ayant requis l’anonymat.

Par ailleurs, un navire amphibie du corps des Marines, le USS Tripoli, naviguait au même moment à l’est de Taïwan, selon l’Institut naval des Etats-Unis (USNI), un organisme indépendant mais proche de l’US Navy.

Le Ronald Reagan et le Tripoli sont tous les deux porteurs d’avions de combat de dernière génération F-35, selon l’USNI.

Le Pentagone a assuré que la présence de ces deux navires dans la région n’était pas liée à la visite de Mme Pelosi, la plus haute responsable américaine à visiter l’île depuis son prédécesseur Newt Gingrich en 1997.

« Nous prenons évidemment toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élus du Congrès, quel que soit l’endroit où ils choisissent d’aller et la date » de leur voyage, a indiqué mardi un porte-parole du ministère américain de la Défense.