Pays-Bas : la justice se prononce pour le non retour des enfants et femmes des jihadistes

L’Etat néerlandais n’est pas juridiquement obligé de rapatrier des femmes et des enfants de Syrie : la Cour d’appel de La Haye a donné raison à l’Etat. Elle estime que celui-ci ne peut pas être contraint à rapatrier les enfants de femmes néerlandaises ayant rejoint le groupe terroriste Etat islamique ( Daech acronyme arabe ) . Selon la Cour d’appel il s’agit d’une décision politique, qui ne relève pas de la compétence d’un juge.

Ce mois-ci 23 femmes jihadistes, depuis des camps de détention dans le nord de la Syrie, avaient intenté une action en justice afin d’obtenir leur rapatriement aux Pays-Bas, avec leurs 56 enfants.

« C’est très décevant, réagit André Seebregts, l’avocat de ces femmes, étant donné que ces enfants sont très jeunes, moins de six ans, vivants dans une situation si difficile. On ne peut leur reprocher quoi que ce soit ».

Cette question des rapatriements embarrasse de nombreux pays qui souhaitent que les jihadistes soient jugés en Syrie ou en Irak. La Turquie a commencé en novembre à renvoyer dans leur pays des jihadistes étrangers et a critiqué les pays occidentaux pour leur refus de rapatrier leurs citoyens partis rejoindre le groupe terroriste Daech en Syrie et en Irak.