« On n’en finira jamais dans ce pays »: au lendemain du drame, le Liban panse ses blessures

Il suffit de circuler dans les rues de Beyrouth et de sa périphérie pour réaliser le drame vécu mardi soir par les Libanais, malgré un soleil trompeur qui éclaire la ville de cette lumière si particulière. Pas une rue, pas un quartier n’a échappé aux gigantesques explosions survenues au port de Beyrouth qui ont, l’une après l’autre, soufflé toute la partie orientale de la capitale.

Au lendemain de la catastrophe, le mohafez (gouverneur) de Beyrouth, Marwan Abboud, délivrait de premières estimations affolantes : « entre 3 et 5 milliards de dollars, peut-être même plus », de dégâts matériels.