Nucléaire: le président iranien veut des « garanties »

Favorable à un « bon accord » et à un « accord juste », en dépit des espoirs qui s’amenuisent côté occidental sur les chances de réinstaller un accord datant de 2015 sur le nucléaire iranien, M. Raisi a toutefois précisé dans un entretien avec une télévision américaine qu’il fallait aussi que cet accord « dure ».

« Il doit durer. Il faut des garanties », a-t-il déclaré, ajoutant ne pas faire confiance aux Américains en raison de leur comportement dans le passé.

L’ancien président américain Barack Obama avait négocié un accord avec Téhéran aux termes duquel l’Iran acceptait de réduire drastiquement sa capacité nucléaire en échange d’une levée des sanctions économiques.

Mais trois ans plus tard, son successeur à la Maison Blanche, Donald Trump, avait dénoncé l’accord et réimposé des sanctions à l’encontre de l’Iran.

L’actuel président Joe Biden s’est ensuite montré favorable à une renégociation de l’accord mais l’insistance iranienne à obtenir des garanties de la part de l’administration américaine bloque les discussions.

Les Etats-Unis expliquent ne pas pouvoir donner de telles garanties, faute de savoir ce que les prochains présidents américains pourront décider en la matière.

Pour le président iranien, la dénonciation de l’accord par Donald Trump prouve simplement que les promesses américaines n’ont « aucun sens ».

M. Raisi a exclu toute rencontre avec son homologue américain, qui n’a pas exprimé de son côté sa volonté de le rencontrer en marge de l’assemblée générale des Nations-unies.