Nouveaux tirs pour la Corée du Nord, qui dit avoir lancé deux missiles depuis une plate-forme ferroviaire

Ces essais ont été organisés pour « vérifier et juger la maîtrise des procédures d’action du régiment ferroviaire », a déclaré l’agence de presse officielle KCNA de Pyongyang.

Le lancement de vendredi a eu lieu après la décision mercredi de Washington d’imposer de nouvelles sanctions financières contre cinq ressortissants nord-coréens, à la suite de précédents tests de missiles présentés comme hypersoniques.

Le lancement de vendredi « a démontré une grande manoeuvrabilité et un taux de réussite élevé », selon la KCNA.

Des discussions ont été menées « sur la mise en place d’un système d’exploitation de missiles par voie ferrée dans tout le pays », ajoute l’agence.

Les tirs ont eu lieu à 14H41 et 14H52 (05H41 et 05H52 GMT) et les missiles ont parcouru une distance de 432 km à une altitude de 36 km en direction de l’est de la péninsule coréenne, ont indiqué les chefs d’état-major interarmées de Corée du Sud.

Il s’agissait du troisième essai d’armement nord-coréens ce mois-ci, après deux essais essais réussis hypersoniques selon Pyongyang, un premier le 5 janvier puis second, supervisé en personne par le dirigeant Kim Jong Un, le 11 janvier.

En réponse, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à Pyongyang cette semaine, le secrétaire d’État Antony Blinken déclarant que la Corée du Nord essayait probablement « d’attirer l’attention » avec cette série de tirs de missiles.

Pyongyang a accusé les Etats-Unis d’envenimer « de manière intentionnelle » la situation.

Le dialogue entre Pyongyang et Washington demeure dans l’impasse après l’échec en 2019 des discussions entre Kim Jong Un et le président américain de l’époque Donald Trump.

La Corée du Nord a procédé pour la première fois à un lancement test de missile depuis un train en septembre 2021.