Nouveau rebondissement dans l’affaire Alexia Daval: son mari reconnaît avoir brûlé le corps après l’avoir étranglée et battue

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Nouveau rebondissement dans l’affaire Alexia Daval en France: son mari, Jonathann, qui avait déjà reconnu l’avoir étranglée avant de se rétracter, a passé lundi des aveux complets lors d’une reconstitution, reconnaissant l’avoir tuée avant de « procéder à la crémation du corps ». « Face à la demande pressante de ses beaux-parents, qui l’ont imploré de dire toute la vérité, il (Jonathann Daval) a finalement admis qu’il avait non seulement donné la mort mais également procédé à la crémation partielle du corps », a déclaré Etienne Manteaux, le procureur de Besançon (est de la France).

L’informaticien de 35 ans a reconnu aussi, selon lui, avoir « frappé le visage de sa femme contre un mur en béton » et lui avoir porté « entre 5 et 10 coups de poing au niveau du visage » avant de l’étrangler « pendant environ 4 minutes », ces aveux levant les dernières zones d’ombre qui planaient sur ce dossier.

« La description des violences est parfaitement cohérente avec les lésions constatées » par les médecins légistes, également présents lors de la reconstitution, a poursuivi le procureur.

« Nous voulions la vérité, nous l’avons eue », a réagit la mère d’Alexia, Isabelle Fouillot.

« Je le connais bien (Jonathann Daval), je sais qu’il nous aime, nous avons des liens très forts avec lui. Ce n’était pas facile », a-t-elle poursuivi, ajoutant : « Alexia va peut-être pouvoir reposer en paix maintenant ».

Selon Etienne Manteaux, le procès pourrait se tenir « plutôt au deuxième semestre 2020 ».

Au cours de la reconstitution, à laquelle assistaient les parents d’Alexia, sa soeur et son beau-frère, Jonathann Daval « a demandé pardon tout en disant qu’il était impardonnable », a-t-il confié.

Jonathann Daval avait signalé la disparition de sa femme le 28 octobre 2017, se disant inquiet de ne pas la voir revenir d’un footing.

Pendant trois mois, il s’était présenté en veuf éploré, en larmes lors d’une marche blanche en hommage à la jeune femme qui avait rassemblé près de 10.000 personnes début novembre.

Après trois mois d’enquête, les éléments matériels avaient conduit les gendarmes sur la piste du mari. Placé en garde à vue le 30 janvier, il avait affirmé qu’il ne « voulait pas » tuer son épouse, mais qu’ils en étaient venus aux mains et qu’il avait étranglé Alexia en tentant de la « maîtriser ». Le couple connaissait de « fortes tensions » en raison de difficultés à avoir un enfant.

Il avait en revanche contesté avoir brûlé le corps de son épouse.

Mais, en juillet dernier, il était revenu sur ses aveux, accusant son beau-frère du meurtre et évoquant « un pacte secret » passé par la famille pour dissimuler les faits.