Norvège : Le fils de la princesse Mette-Marit évoque des rapports consentis.
Le procès de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière Mette-Marit, s’est ouvert mardi en Norvège, où il est jugé pour 38 chefs d’accusation, dont quatre viols présumés commis entre 2018 et 2024. Une première plaignante a décrit en pleurs une soirée en 2018 dans la maison dont il dispose sur le domaine de Skaugum, près d’Oslo, évoquant une relation sexuelle interrompue avant de s’endormir, sans souvenir des faits suivants.
Le procès de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière Mette-Marit, a débuté mardi en Norvège. Toutefois âgé de 29 ans, il est jugé pour 38 chefs d’accusation, dont quatre viols présumés survenus entre 2018 et 2024. Il risque jusqu’à seize années d’emprisonnement. Lors de son audition, il a nié à quatre reprises les accusations de viol formulées par le juge.
Sa défense affirme que « si Marius se dit non coupable […], c’est tout simplement parce qu’il a perçu l’ensemble des faits comme des relations sexuelles parfaitement normales et consenties ». À l’inverse, le parquet soutient que ces actes auraient eu lieu après des rapports initialement consensuels, souvent à l’issue de soirées arrosées, à un moment où les plaignantes n’étaient plus en mesure de se défendre. L’un des viols présumés, le seul impliquant une pénétration sexuelle, aurait eu lieu en 2023 dans les îles Lofoten, durant des vacances avec le prince héritier Haakon.
Une première plaignante a raconté, en larmes, une soirée en 2018 dans la maison de Marius, située sur le domaine de Skaugum, près d’Oslo. Elle a mentionné une relation sexuelle interrompue avant de s’endormir, sans mémoire des événements suivants. Une vidéo retrouvée par la police montrerait, selon elle, une agression sexuelle. Elle continuera sa déposition mercredi, avant que l’accusé ne puisse se défendre.
Marius Borg Høiby a reconnu des actes de violences, de menaces, des infractions liées aux stupéfiants et des délits routiers. Il a été arrêté le week-end dernier pour de nouveaux soupçons, incluant des menaces avec un couteau, et a été placé en détention provisoire pour une durée de quatre semaines. Le procureur Sturla Henriksbø a souligné qu’il « ne doit être ni traité plus sévèrement ni avec plus d’indulgence en raison de ses liens familiaux ». De son côté, son avocate, Me Ellen Holager Andenæs, a dénoncé un « déferlement médiatique négatif », en insistant sur le fait que « le jugement doit être rendu dans cette salle d’audience, nulle part ailleurs ».

