Narcotrafic : L’Équateur annonce des opérations conjointes avec les États-Unis
Daniel Noboa, le président de l’Equateur, a annoncé un nouveau partenariat avec les Etats-Unis pour organiser des opérations anti-drogue « conjointes » avec les « alliés de la région ». Le gouvernement Noboa a par ailleurs annoncé un couvre-feu du 15 au 30 mars dans quatre des 24 provinces du pays les plus touchées par la violence : Guayas, Los Rios, Santo Domingo de los Tsachilas et El Oro.
Daniel Noboa, président de l’Équateur, a annoncé un nouveau partenariat avec les États-Unis pour mettre en place des opérations anti-drogue « conjointes » avec les « alliés de la région ».
Supporter de Donald Trump en Amérique latine, Noboa a déclaré sur X qu’il souhaitait initier une « nouvelle phase » de lutte contre les puissants groupes criminels engagés dans le trafic de cocaïne et l’extraction minière illégale, dans le but de « parvenir à la paix dans chaque recoin du pays ».
Il n’a pas précisé si ces actions conjointes impliqueraient le déploiement de soldats américains en Équateur, ni quels pays alliés participeraient. Daniel Noboa a reçu lundi à Quito Francis L. Donovan, chef du commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom), ainsi que le contre-amiral Mark A. Schafer, responsable du Commandement des opérations spéciales du Southcom. Selon un communiqué de la présidence, des projets « d’échange d’informations et de coordination opérationnelle » dans les ports et aéroports ont été abordés.
Cette annonce intervient une semaine après la mort de « El Mencho », leader du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), tué par l’armée mexicaine, et principal partenaire de la mafia équatorienne dans la région. Environ 70 % de la drogue transitant par l’Équateur provient de ses voisins, la Colombie (au nord) et le Pérou (au sud), qui sont les principaux producteurs de cocaïne au monde. Autrefois considéré comme un havre de paix, l’Équateur – et ses ports sur le Pacifique – est désormais en proie à des luttes entre groupes criminels, provoquant une augmentation significative du taux d’homicides.
Le gouvernement Noboa a également annoncé un couvre-feu du 15 au 30 mars dans quatre des 24 provinces les plus touchées par la violence : Guayas, dont la capitale est le port de Guayaquil, Los Rios, Santo Domingo de los Tsachilas et El Oro. Le ministre de l’Intérieur, John Reimberg, a exhorté les habitants de ces régions à rester chez eux en déclarant que « nous sommes en guerre », a-t-il affirmé à la presse à l’issue d’une cérémonie de remise de diplômes à des policiers.

