Moscou juge que la décision de Trump sur le Golan est une « tentative de déstabilisation du Moyen-Orient ».

La Russie a désapprouvé la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître la «présumée souveraineté» d’Israël sur le Plateau du Golan syrien occupé . Il s’agit, selon le kremlin, d’une violation du Droit international.

Dmitri Peskov, porte-parole de la Présidence russe, a exprimé, mardi, le mécontentement russe par rapport à cette décision qui aura des conséquences négatives et qui constitue une nouvelle violation américaine du Droit international.

Peskov a ainsi déclaré que le président russe, Vladimir Poutine, examinera la question avec son homologue libanais, Michel Aoun, qui est en visite de 3 jours à Moscou.

Le président américain, Donald Trump a signé, lundi en présence du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, un décret reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le Plateau du Golan.

Plus tôt dans la journée de mardi, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié la décision du président américain de « tentative de déstabilisation du Moyen-Orient ».

« Les mesures contraires aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ne feront qu’empirer la situation » a précisé Zakharova

Depuis juin 1967, Israël occupe quelque 1.200 kilomètres carrés du plateau du Golan qui appartenaient à la Syrie avant la guerre des Six Jours. En 1981, le parlement israélien a adopté la loi sur les hauteurs du Golan, proclamant unilatéralement la souveraineté de l’État hébreu sur ce territoire.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a qualifié cette annexion d’illégale par sa résolution 497 adoptée le 17 décembre 1981. Environ 510 kilomètres carrés du plateau du Golan restent sous le contrôle du gouvernement syrien.