Migration: le nombre de franchissements illégaux des frontières extérieures de l’UE en baisse de 20%

Le nombre de passages illégaux aux frontières extérieures de l’Union européenne a diminué de près d’un cinquième au premier semestre de cette année pour s’établir à 36.400, indique lundi Frontex, l’agence européenne pour la gestion de la coopération aux frontières extérieures.

Cependant, cette tendance à la baisse ne s’applique pas à la route des Balkans occidentaux ni à la route de migration centrale via la Méditerranée. Selon les chiffres préliminaires de Frontex, la pandémie de coronavirus a considérablement diminué le nombre de passages frontaliers illégaux sur les voies de migration ouest et est. Sur la route menant de la Turquie à la Grèce, le nombre de passages frontaliers a presque diminué de moitié, par rapport au premier semestre 2019, à 11.900. Sur la route de l’ouest vers l’Espagne, le nombre a diminué de moitié à 4.500.

La route des Balkans occidentaux est, en revanche, une autre histoire. Là-bas, Frontex notait 70% de passages frontaliers supplémentaires en juin (2.050) qu’en mai et près de trois fois plus qu’en juin 2019. Frontex explique cela par les arrivées déjà effectives en Grèce et à l’assouplissement des mesures de verrouillage dans la région. Au cours des six premiers mois de cette année, 73% de migrants en plus ont tenté d’entrer illégalement dans l’Union européenne qu’au cours de la même période l’année dernière. Deux sur trois sont Syriens.

Frontex signale également une augmentation sur la route de la Méditerranée centrale de l’Afrique du Nord à l’Italie. Bien que le nombre de passages frontaliers ait diminué de moitié en juin, le nombre a doublé sur l’ensemble du premier semestre par rapport à la même période en 2019, à 7.200. Ceci est principalement dû à un afflux important en début d’année.