Migration: la crise de la frontière gréco-turque pousse l’Union européenne à faire face aux défis de la Grèce

“La Grèce avait demandé (aux autres Etats membres) d’accueillir des enfants migrants en septembre ou octobre dernier. La Commission avait fait la même demande. Mais jusqu’ici, il n’y avait pas eu de réponse”, a constaté vendredi Ylva Johansson, commissaire aux Affaires intérieures. En effet, la Grèce s’était retrouvée en première ligne de la crise migratoire de 2015 et en subit encore les conséquences. Mais c’est finalement la crise provoquée par Ankara à la frontière gréco-turque, où des milliers de migrants ont été récemment dépêchés par le président turc Recep Tayyip Erdogan pour faire pression sur l’Europe, qui aura fait réagir les Vingt-sept. Vendredi, à l’issue d’une réunion des ministres européens des Affaires intérieures, Mme Johansson a annoncé qu’“au moins” 1600 mineurs étrangers non accompagnés et autres personnes vulnérables quitteront prochainement la Grèce. Sept Etats membres se sont déjà dit prêts à les accueillir.