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Marco Rubio : Donald Trump envisage « activement » l’option d’un « achat » du Groenland

Donald Trump a demandé lundi à ses conseillers de lui fournir un plan actualisé pour prendre le contrôle du Groenland, un territoire rattaché au Danemark. Les dirigeants de six pays de l’Otan ont publié une déclaration affirmant que « Le Groenland appartient à son peuple », soulignant que seuls le Danemark et les autorités groenlandaises peuvent décider de l’avenir du territoire.


Donald Trump envisage à nouveau la possibilité d’acquérir le Groenland. Selon plusieurs médias américains, le président a demandé lundi à ses conseillers de lui fournir un plan actualisé pour prendre le contrôle de ce territoire arctique, qui est autonome mais rattaché au Danemark. Parallèlement, le secrétaire d’État Marco Rubio a assuré à des parlementaires que le président privilégiait une option « d’achat », plutôt qu’une intervention militaire.

D’après le New York Times, Marco Rubio a exprimé ces propos lors d’un briefing avec des élus des commissions clés du Congrès, initialement consacré à la situation au Venezuela. Le secrétaire d’État n’a cependant pas précisé les modalités d’un éventuel achat. En conférence de presse, la porte-parole de la Maison-Blanche a confirmé que « c’est quelque chose dont le président et son équipe de sécurité discutent activement », tout en précisant que la priorité demeure « la diplomatie ».

« Le Groenland appartient à son peuple »

Depuis son premier mandat, Donald Trump affiche un intérêt marqué pour le Groenland, un territoire qu’il juge stratégique dans la région Arctique. À faible densité de population, l’île relève de la souveraineté du Danemark, membre de l’Otan.

Les déclarations et ambitions de l’administration américaine ont rapidement suscité des réactions en Europe. Mardi, les dirigeants de six pays de l’Otan (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Espagne et Pologne) ont publié une déclaration commune avec la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. Ils ont souligné que « le Groenland appartient à son peuple », affirmant que seuls le Danemark et les autorités groenlandaises sont habilités à décider de l’avenir du territoire.

Le recours militaire sur la table

La Maison-Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, a indiqué que Donald Trump n’excluait pas le recours à la force militaire pour atteindre cet objectif, face à un impératif de sécurité nationale lié aux rivalités dans la région arctique.

Certains élus américains ont fait part de leurs inquiétudes. Pour eux, toute pression exercée sur un pays membre de l’Alliance irait à l’encontre des principes fondamentaux de l’Otan.

Priorité stratégique et sécuritaire

Donald Trump justifie son intérêt pour le Groenland par des considérations stratégiques et sécuritaires. Il a récemment affirmé, sans fournir de preuves, que l’île était encerclée par des navires russes et chinois. Alors que Moscou et Pékin renforcent leur présence dans l’Arctique, les États-Unis disposent déjà d’une base militaire sur le territoire groenlandais, qui a été visitée l’an dernier par le vice-président JD Vance.

Le président américain s’intéresse également aux ressources naturelles du Groenland, notamment à son potentiel en minerais critiques.