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Manifestations en Iran : le fils de l’ancien shah prévoit la chute du régime.

Reza Pahlavi a déclaré lors d’une conférence de presse à Washington que « la République islamique va tomber, ce n’est pas une question de “si”, mais de “quand” ». Il a appelé la communauté internationale à « protéger le peuple iranien en affaiblissant la capacité répressive du régime, notamment en ciblant les dirigeants des Gardiens de la révolution islamique et leur infrastructure de commandement et de contrôle ».


Prévision ou souhait ? Ce vendredi, Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d’Iran, a exprimé sa conviction que la République islamique allait tomber sous la pression des manifestations de masse. Il a également appelé à une intervention ciblant les Gardiens de la révolution.

« La République islamique va tomber, ce n’est pas une question de “si”, mais de “quand” », a déclaré Reza Pahlavi lors d’une conférence de presse à Washington, ajoutant qu’il « retournera » en Iran. « Ce régime est à bout de souffle, il est sur le point de s’effondrer », a-t-il indiqué.

« Il ne s’agit plus d’une simple répression, mais d’une occupation étrangère vêtue de robes cléricales », a affirmé Reza Pahlavi.

« Ali Khamenei (le guide suprême iranien) et ses sbires ont commis des crimes de masse contre le peuple iranien et contre l’humanité tout entière », a-t-il ajouté.

Il a appelé la communauté internationale à « protéger le peuple iranien en affaiblissant la capacité répressive du régime, notamment en ciblant les dirigeants des Gardiens de la révolution islamique et leur infrastructure de commandement et de contrôle ».

Il a en outre exhorté à « exercer et maintenir une pression économique maximale sur le régime, bloquant ses avoirs dans le monde entier », ainsi qu’à « briser le blocus informationnel du régime en permettant un accès illimité à Internet, déployant Starlink et d’autres outils de communication sécurisés à grande échelle en Iran ».

Reza Pahlavi, héritier du trône du shah d’Iran, vit en exil aux États-Unis depuis la révolution de 1979, qui a chassé son père. Il s’impose aujourd’hui comme une figure de ralliement dans le mouvement de contestation qui secoue son pays, bénéficiant du soutien de nombreux ennemis de l’Iran, y compris Donald Trump et Benyamin Netanyahou.