L’UE voit un « nouvel espoir » après l’annonce de cessez-le-feu en Libye

Les deux parties qui se disputent le pouvoir en Libye ont annoncé un cessez-le-feu, et des élections à venir: le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj basé à Tripoli (ouest) et reconnu par l’Onu, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l’Est, soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

C’est « une première avancée constructive qui montre la détermination des dirigeants libyens à surmonter l’impasse actuelle et crée un nouvel espoir pour un terrain d’entente en vue d’une solution politique pacifique à la crise (…) et de la fin de toute ingérence étrangère dans le pays », souligne Josep Borrell dans sa déclaration.

« Nous réaffirmons notre engagement auprès du peuple libyen dans les efforts qu’il déploie pour établir un pays souverain, uni, stable et prospère », affirme le haut représentant européen.

L’UE apporte son soutien à l’accord devant découler sur un arrêt immédiat de toute activité militaire en Libye, « qui nécessite le départ de tous les combattants étrangers et mercenaires présents », et à la reprise des négociations dans le cadre du processus mené par l’Onu.

M. Borrell appelle à concrétiser cet accord sur le terrain en « cessez-le-feu permanent ».

Dans leurs communiqués respectifs, les deux rivaux libyens ont en outre jugé « nécessaire » la reprise de la production et des exportations dans les champs et terminaux pétroliers.

Ces annonces doivent aussi être suivies de « développements concrets », sous forme d’une reprise totale de la production dans tout le pays, a souligné Josep Borrell, ainsi que de « la mise en œuvre de réformes économiques en vue de se mettre d’accord sur un mécanisme juste et transparent de distribution des revenus pétroliers et d’améliorer la gouvernance des institutions économiques et financières libyennes ».