L’UE condamne « l’horrible attaque » contre un centre pour migrants en Libye

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L’Union européenne a condamné mercredi « l’horrible attaque » perpétrée contre un centre pour migrants près de Tripoli, où une quarantaine de personnes ont été tuées par une frappe aérienne attribuée aux forces de Khalifa Haftar engagées dans une offensive sur la capitale libyenne.

Au moins 70 migrants ont aussi été blessés par la frappe qui a touché de plein fouet un hangar où étaient retenus 120 migrants et le bilan pourrait s’aggraver, selon un porte-parole des services de secours à Tripoli.

« L’Union européenne s’associe à l’appel lancé à l’ONU pour qu’elle mène immédiatement une enquête sur les auteurs de cet horrible attentat », a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué.

« L’attaque choquante et tragique d’un centre de détention à Tripoli nous rappelle le coût humain du conflit en Libye ainsi que la situation désastreuse et vulnérable des migrants pris dans la spirale de la violence dans ce pays », a-t-elle souligné.

« La violence contre les civils, y compris les réfugiés et les migrants, est tout à fait inacceptable et nous la déplorons dans les termes les plus vifs », a ajouté l’ancienne ministre italienne.

L’Union européenne a cherché à évacuer les réfugiés et les migrants des centres de détention situés près de la ligne de front, a-t-elle rappelé. « Ces efforts doivent se poursuivre et être intensifiés d’urgence », a-t-elle insisté.

« Beaucoup sont en danger et devraient être transférés rapidement dans des lieux sûrs afin qu’ils puissent recevoir de l’aide et être évacués », a-t-elle encore souligné.

Selon Mme Mogherini, l’attaque « démontre une fois de plus la nécessité d’un cessez-le-feu dans le conflit libyen ».

Les forces du maréchal Haftar ont promis cette semaine d’intensifier les frappes aériennes contre les forces rivales du Gouvernement d’union (GNA) basé à Tripoli et reconnu par l’ONU.

Ils ont fait cette promesse après avoir perdu Gharyan, ville au sud de Tripoli dont le maréchal avait fait son centre opérationnel dans son offensive contre la capitale, à plus de 1.000 km de son bastion de Benghazi (nord-est).