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L’ICE commencera les contrôles de sécurité dans les aéroports américains lundi.

Des agents de la police de l’immigration (ICE) seront déployés dans les « grands aéroports » américains dès lundi, en accord avec les déclarations du conseiller à l’immigration de Donald Trump. Selon le ministre des Transports Sean Duffy, le taux moyen d’absentéisme est de 10 %, avec des pics allant jusqu’à « 30 % à 40 % » par endroits.


Des agents de la police de l’immigration (ICE) seront déployés dans les « grands aéroports » américains dès lundi, a annoncé le conseiller à l’immigration de Donald Trump, confirmant ainsi la menace évoquée par le président des États-Unis la veille.

« Si les démocrates d’extrême gauche ne signent pas immédiatement un accord pour que notre pays soit de nouveau libre et sûr, je vais déployer nos brillants et patriotes agents de l’ICE dans les aéroports », avait averti Donald Trump. L’objectif est d’associer l’ICE aux contrôles de sécurité des aéroports, où les temps d’attente peuvent atteindre plusieurs heures en raison d’un manque de personnel de l’Agence de sécurité dans les transports (TSA) qui n’est pas rémunéré en raison d’une paralysie budgétaire partielle.

Interrogé sur CNN dimanche matin, le conseiller à l’immigration Tom Homan a confirmé qu’un nombre indéterminé d’agents de l’ICE serait déployé lundi, en donnant « la priorité aux grands aéroports où les files d’attente sont les plus longues, de trois heures ». Il a précisé que les détails du déploiement étaient en cours d’élaboration avec les responsables de l’ICE et de la TSA. « Nous serons dans les aéroports demain, aidant la TSA à faire avancer ces files d’attente », a-t-il déclaré. Selon Tom Homan, les agents seront chargés de simples tâches sécuritaires, comme la surveillance des portes de sortie, pour permettre aux agents de la TSA de se concentrer sur les postes de contrôle spécialisés. « Je ne vois pas un agent ICE superviser un scanner à rayons X, parce qu’il n’a pas été formé pour ça », a-t-il souligné.

Depuis le 14 février, le financement du DHS, qui supervise la TSA, est gelé à cause d’un profond désaccord entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de la police de l’immigration, très contestées par la gauche. En raison de ce shutdown partiel, des milliers de fonctionnaires fédéraux du DHS ont été mis en chômage technique, tandis que d’autres, jugés essentiels, poursuivent leur travail sans être payés.

Le ministre des Transports, Sean Duffy, a indiqué dimanche sur ABC que la situation allait se dégrader, car de plus en plus d’agents de la TSA « vont démissionner ou ne pas se présenter à leur poste », pour « prendre un autre emploi afin d’acheter de la nourriture et de payer leur loyer ». Actuellement, « il y a un taux moyen d’absentéisme de 10 % aux aéroports », mais cela peut atteindre « jusqu’à 30 % à 40 % » dans certaines localités.