L’ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui a démissionné suite à des accusations de corruption, prête serment en tant que parlementaire

Membre du Parti populaire autrichien (ÖVP), conservateur, il reste actif en politique et continue de présider son parti. Le politicien âgé de 35 ans, qui nie avec véhémence les allégations, et neuf autres personnes sont soupçonnées d’avoir détourné par le passé des fonds gouvernementaux pour s’assurer une couverture médiatique favorable et mener M. Kurz au pouvoir. Outre cette affaire, le chef de l’ÖVP fait également l’objet d’investigations pour faux témoignage devant une commission parlementaire.

En raison de sa nouvelle fonction, Sebastian Kurz jouit d’une immunité contre des poursuites. Le Parlement peut cependant décider de lui retirer son immunité. Le trentenaire a toutefois déjà annoncé ne pas vouloir faire usage de cette protection parlementaire.

Ce scandale de corruption a provoqué des tensions au sein de la coalition gouvernementale, les Verts refusant de continuer à gouverner si M. Kurz restait à la tête du pays. Ce dernier a dès lors été remplacé par Alexander Schallenberg (ÖVP), ministre des Affaires étrangères depuis juin 2019 mais dépourvu d’expérience en politique intérieure. Le nouveau chancelier est en outre un fidèle de Sebastian Kurz, ce qui fait craindre à l’opposition que « le système Kurz » ne se perpétue.

Le président de l’ÖVP a connu une ascension fulgurante sur la scène politique autrichienne et était devenu, fin 2017, le plus jeune dirigeant élu de la planète. En 2019, il avait déjà essuyé un scandale dont il s’est relevé sans peine.