Les Proud Boys, groupe d’extrême droite se distancie de Trump

Quelques jours à peine après l’investiture du 46ème président des Etats-Unis, certains groupuscules d’extrême droite (far-right) fidèles à Trump commencent à le critiquer ouvertement sur les mêmes réseaux sociaux que ceux où a été préparée la prise d’assaut du Capitole, il y a moins d’un mois. C’est le cas de ceux qui se présentent comme les « Proud Boys », issus d’un groupe né dans la continuation de l’élection de Trump en 2016. Alors qu’ils appelaient leurs membres à protester le 8 novembre 2020 contre une élection  » frauduleusement volée à monsieur Trump », ils se distancieraient aujourd’hui de leur ancienne idole, selon le New York Times, qui a eu accès à certains messages Telegram.

Le ton employé pour désigner l’ancien président a ainsi radicalement changé depuis quelques jours, certains l’appellent « complice », d’autres le taxent  » d’extrêmement faible ». Des qualificatifs qui montrent bien le mécontentement et la déception éprouvés par ses anciens supporters qui lui reprochent d’avoir quitté sa fonction « sans trop lutter » comme de ne pas avoir aidé les acteurs de la prise d’assaut poursuivis par la justice. Les Proud Boys exhortent ainsi leurs partisans à ne plus assister à quelconque rassemblement ou manifestation pour Trump ou le parti républicain, indique le quotidien américain. Mercredi, ils accueillaient même le nouveau président par un :  » au moins la nouvelle administration est honnête au sujet de ses intentions. »

Ce revirement de position s’est opéré progressivement, analysent nos confrères. Le soutien de ces hommes, qui s’autoproclament « défenseurs de l’occident », s’est dissipé au fur et à mesure qu’ils suivaient les décisions des différentes cours de justice face aux recours de Trump.