Les parents de Christophe Gleizes s’inquiètent de sa détention en Algérie.
Christophe Gleizes est détenu en Algérie depuis juin 2025, et ses parents ont décrit sa situation comme « difficile », évoquant son « isolement » ainsi que des visites limitées à 30 minutes tous les 15 jours. Arrêté le 28 mai 2024, il a été condamné en première instance à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », peine confirmée par la Cour d’appel de Tizi-Ouzou le 3 décembre 2025.
La famille de Christophe Gleizes a renouvelé son inquiétude concernant sa situation. Le journaliste français est détenu en Algérie depuis juin 2025, et selon ses parents, cette détention est « difficile ». Ils ont partagé mercredi lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale des informations sur son « isolement ».
Ils ont indiqué que Christophe garde le moral malgré les conditions de détention, qui se caractérisent par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier, et des visites limitées à 30 minutes tous les 15 jours derrière une vitre. Ses parents ont insisté avec force sur le fait que Christophe ne doit pas devenir l’otage de jeux politiques, que ce soit en Algérie ou en France.
Pour Bruno Fuchs, président de la Commission des Affaires étrangères, la détention de Christophe Gleizes représente « une atteinte grave à la liberté d’informer ». Il a affirmé que « la France ne transige ni avec la liberté de la presse ni avec la protection de ses ressortissants », et a souligné que la commission « reste pleinement mobilisée pour obtenir sa libération et activera tous les leviers de la diplomatie parlementaire afin d’y parvenir ».
Christophe Gleizes, collaborateur des magazines français So Foot et Society, a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie, où il se trouvait pour réaliser un reportage sur la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), le club de football le plus titré du pays, situé à Tizi-Ouzou, à 100 kilomètres à l’est d’Alger. Initialement placé sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré en juin 2025 après avoir été condamné en première instance à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».
Le 3 décembre 2025, la Cour d’appel de Tizi-Ouzou a confirmé cette peine. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé comme terroriste en Algérie. Suite à la condamnation en appel, sa mère, Sylvie Godard, a transmis une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune. Christophe Gleizes, âgé de 36 ans, a également formé un pourvoi en cassation en vue d’obtenir un nouveau procès.

