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Les Etats-Unis tuent 11 narcotrafiquants lors de frappes ciblées.

L’armée américaine a annoncé mardi 18 février la mort de onze hommes lors de frappes menées la veille contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue. Selon le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, huit hommes ont été tués lors de deux frappes visant des embarcations dans le Pacifique, et trois autres dans les Caraïbes.


L’armée américaine a déclaré mardi 18 février que onze hommes avaient perdu la vie lors de frappes effectuées la veille contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue. Ces opérations, menées lundi dans le Pacifique est et dans les Caraïbes, font partie d’une campagne militaire lancée en septembre 2025 par Washington pour lutter contre des réseaux accusés de contribuer au trafic vers les États-Unis.

Selon le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, huit hommes ont été tués lors de deux frappes ciblant des embarcations dans le Pacifique, tandis que trois autres ont été abattus dans les Caraïbes. Le communiqué indique qu’aucun militaire américain n’a été blessé. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent « de petites embarcations se faisant pulvériser dans une explosion, filmée du ciel ». Avec ces attaques récentes, au moins 140 personnes ont été tuées depuis le début de ces opérations.

L’administration de Donald Trump affirme qu’elle cible des navires liés aux cartels, mais n’a « jamais fourni de preuve solide permettant d’affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics ». La légalité de cette campagne provoque des discussions au sein de la classe politique américaine et au niveau international, alors que des experts et des représentants des Nations unies dénoncent des « exécutions extrajudiciaires ».

Cette campagne militaire s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les cartels de narcotrafiquants. C’est également « au nom de la lutte contre les cartels de la drogue » que les forces américaines ont arrêté début janvier à Caracas le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, selon les autorités américaines.