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Les Etats-Unis sanctionnent un Français pour avoir échangé de l’argent avec Daesh.

Le Trésor américain a sanctionné lundi Miloud Abderrahmane, un Français de bientôt 34 ans, soupçonné d’avoir collaboré financièrement avec des membres de l’État islamique. Ces sanctions impliquent le gel immédiat des éventuels avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et entités ciblées.


Le Trésor américain a imposé des sanctions lundi à Miloud Abderrahmane, un Français de presque 34 ans, suspecté d’avoir apporté un soutien financier à des membres de l’État islamique. Cet individu, également connu sous le nom d’Ibrahim Ghazi, est mentionné dans un communiqué de l’Office of Foreign Assets Control (Ofac), une entité dépendant du ministère des Finances.

D’après les autorités, Miloud Abderrahmane aurait participé à des transactions directement associées à l’organisation jihadiste, incluant des échanges avec des personnes situées en Syrie. Plus préoccupant, il est accusé d’avoir partagé des informations sensibles avec des partisans du groupe.

Un rôle actif au sein d’un réseau international

Selon les détails fournis, Miloud Abderrahmane a « effectué des transactions avec des personnes connues pour être affiliées à l’EI, dont certaines étaient basées en Syrie. Il a également fourni aux partisans de l’EI des informations sur la fabrication et l’utilisation d’explosifs », précise le communiqué officiel. Il n’est cependant pas isolé dans cette affaire. Deux autres individus et six entités sont également ciblés, dispersés « à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Ouest ». Tous sont soupçonnés d’avoir joué un rôle clé dans la circulation des fonds au sein du groupe jihadiste.

Pour le Trésor américain, ces acteurs représentent des « intermédiaires clés qui permettent à l’EI de transférer des fonds entre ses branches régionales ». Ils constituent un maillon essentiel dans le maintien des capacités opérationnelles de l’organisation, malgré les revers militaires qu’elle a endurés ces dernières années. « L’EI continue de chercher de nouvelles méthodes et outils pour financer des attentats », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans le communiqué, délivrant ainsi un avertissement alors que les autorités craignent une adaptation continue des réseaux jihadistes.

Gel des avoirs et interdiction de commercer

Ces sanctions entraînent concrètement le gel immédiat des éventuels avoirs que les personnes et entités ciblées pourraient détenir aux États-Unis. Elles interdisent également à toute entreprise ou citoyen américain d’engager des transactions avec ces individus, sous peine d’encourir des sanctions. Cette approche, bien que classique, est jugée efficace par Washington pour interrompre les flux financiers qui alimentent les organisations jihadistes.