Les enchères de pur-sang atteignent des sommets à Deauville

Europe

Un étalon issu d’un prestigieux haras normand a été adjugé à 1,625 million d’euros à un émir de Dubaï.

Les très prestigieuses enchères de yearlings (pur-sang de 18 mois) de Deauville en Normandie attirent chaque année à pareille époque tout le gratin mondial des amateurs de chevaux d’exception. Cette année, plus encore que les autres, la vente ayant généré un chiffre d’affaires de 43 millions d’euros, un record jamais atteint pour pareil événement.

Ces « très bons résultats » s’expliquent notamment par « la présence de beaucoup d’acheteurs avec des budgets importants, du monde entier, et en nombre vraiment supérieur aux années précédentes », indique Alix Choppin, responsable développement d’Arqana, la deuxième agence de vente de yearlings après Tattersalls en Angleterre.

En 2019, les ventes affichent ainsi une hausse de 17 % par rapport à 2018, après trois années de baisse consécutive (1 % en 2018, 4 % en 2017 et 4,8 % en 2016).

Les principaux acheteurs ont été Godolphin, l’écurie de l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum qui a fait le déplacement à Deauville (8 chevaux pour un total de 4,9 millions d’euros), devant l’Anglaise Amanda Skiffington (6 chevaux pour 2,3 millions d’euros) et le jeune entraîneur japonais Mitsu Nakauchida (deux chevaux pour 2,15 millions d’euros, dont un à 1,5 million).

Côté vendeurs, le haras des Monceaux, situé dans le Calvados, reste, depuis 2012, en tête avec 29 chevaux vendus pour un total de 10,251 millions d’euros. Le haras ornais des Capucines arrive deuxième avec 27 chevaux achetés pour 4,692 millions d’euros en tout.

Le prix le plus élevé a été atteint dimanche avec une fille de l’étalon (photo) vedette Dubawi et de Prudenzia vendue 1,625 million d’euros à l’écurie de l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum.

Parmi les acheteurs de chevaux à plus de 500 000 euros le galopeur, on trouve également un groupe d’acheteurs de Dubaï, des acheteurs d’Abou Dhabi, du Qatar, des États-Unis, de Norvège ou d’Irlande, a souligné Mme Choppin.

« Avant même que les acheteurs aient vu les chevaux, les retours sur la simple qualité du catalogue, de la génétique, étaient excellents. Et le physique des chevaux présentés s’est avéré aussi athlétique que le promettait leur pedigree », a conclu Mme Choppin.