Le sondage « qui devrait effrayer Donald Trump »

Relayé par la chaîne d’information en continu CNN, un nouveau sondage réalisé par l’Université du New Hampshire (UNH) amène une surprise et, peut-être un début de doute, pour Donald Trump.

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, recueillerait 39 % dans un sondage sur la primaire présidentielle républicaine du New Hampshire. Trump ne récolterait lui que 37 %. Aucun autre Républicain ne recueillerait plus de 10%. L’ancien vice-président Mike Pence, bloqué à 9%, occupe la troisième position.

Selon CNN, qui ne compte pas parmi les meilleurs amis du 45ème président des Etats-Unis, c’est « un changement majeur ». À l’automne dernier (octobre 2021), un autre sondage de l’UNH donnait Trump vainqueur avec 43 % des voix, contre 18 % pour DeSantis. Le récent sondage donne une autre mini claque à Donald Trump : seulement 6 républicains sur 10 (62 %) souhaitent qu’il se représente en 2024.

De quoi faire douter l’ancien président populiste ? Il en faudra surement plus pour l’inquiéter sérieusement. Il ne s’agit que d’un sondage, dans un seul État. Dans la plupart des études réalisées pour sonder la course républicaine à la Maison Blanche, Trump est toujours en tête. Il ne devrait donc pas perdre son statut de favori pour la nomination présidentielle républicaine de 2024. Mais c’est une première alerte. Selon CNN, la course républicaine est en train de changer, et ce sondage « devrait effrayer Donald Trump ». « Ce n’est plus Trump et tous les autres. Mais plutôt Trump, DeSantis et tous les autres », note le média. DeSantis ne s’attend pas à recevoir la bénédiction de Trump. Il fonce à droite et se positionne clairement pour remplacer l’ex-président.

Le New Yorker a tiré le portrait de cet homme qui a promulgué le 14 avril dernier une loi interdisant l’avortement à partir de 15 semaines de grossesse en Floride. Dans l’article intitulé « Ron DeSantis peut-il remplacer Donald Trump en tant que combattant en chef du GOP ? », on trouve cette phrase : « Articulé et rapide sur ses pieds, il a été décrit comme un Trump avec un cerveau ».

« Je le battrais comme tous les autres »

Questionné sur son principal challenger à l’automne dernier, Trump ne lui a porté que peu d’attention. « Si je l’affrontais, je le battrais comme je battrais tous les autres », avait-il dégainé. « Je pense que la plupart des gens abandonneraient ; je pense qu’il abandonnerait. » Mais les 112 millions récoltés pour sa campagne et les récents sondages font penser aux observateurs de la politique américaine que DeSantis ne va peut-être pas abandonner si rapidement. Et provoquer un changement d’attitude de Donald Trump ? Peut-être bien.