Le Royaume-Uni veut stocker « jusqu’à six semaines » de médicaments pour se préparer en cas d’un « no deal » sur le Brexit

Depuis que le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne le 31 janvier, après 47 ans d’union, les deux parties ont engagé d’intenses discussions pour définir le cadre de leur nouvelle relation et nouer un accord de libre-échange à l’issue de la période de transition, qui se termine le 31 décembre.

Mais ces négociations ne sont pour l’instant pas concluantes, même si les deux parties gardent espoir d’aboutir à un compromis.

Face à l’hypothèse d’un « no deal » qui risquerait de perturber les chaînes d’approvisionnement, le gouvernement britannique a demandé aux entreprises de prévoir des stocks de médicaments pour tenir un mois et demi.

« Nous sommes conscients que les chaînes d’approvisionnement mondiales subissent une pression importante, exacerbée par les récents événements liés au Covid-19. Cependant, nous encourageons les entreprises à faire du stockage un élément clé de leurs préparatifs et demandons à cette industrie, si possible, de constituer jusqu’à six semaines de stock sur le sol britannique », a écrit le responsable commercial du ministère de la Santé dans une lettre aux entreprises pharmaceutiques mise en ligne lundi soir.

Elles sont aussi priées d’envisager d’autres voies d’approvisionnement en cas de perturbations dans les grands ports d’entrée au Royaume-Uni comme Douvres. Le rétablissement de contrôles douaniers, faute d’accord entre les deux parties, pourrait provoquer un ralentissement des flux.

Avant la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le gouvernement avait constitué des stocks de médicaments et d’équipements médicaux et « nous prévoyons de rétablir ces niveaux à un niveau cible de six semaines de stock total », est-il précisé dans cette lettre.

La British medical association, qui représente les médecins, « a toujours averti qu’un Brexit sans accord pourrait avoir un impact potentiellement catastrophique sur le NHS (service public de santé) et par conséquent sur la santé de la nation », a réagi le docteur David Wrigley, vice-président de l’association. « Maintenant, plus que jamais, il est absolument crucial que le gouvernement établisse une relation qui protège la santé future de ce pays. »