Le référendum hongrois sur la politique LGBTQI+ est non contraignant

Les Hongrois étaient invités dimanche à répondre par oui ou par non à quatre questions, notamment pour savoir si le changement de sexe doit être « encouragé » auprès des enfants et si les écoles doivent être autorisées à organiser des ateliers sur l’orientation sexuelle sans le consentement des parents. Le Premier ministre Viktor Orbán avait demandé la tenue d’un plébiscite après que la communauté internationale a critiqué une loi controversée présentée par M. Orbán comme censée protéger les enfants face à « la promotion et la représentation de l’homosexualité ». Malgré un faible taux de participation, de nombreux Hongrois se sont exprimés en faveur de M. Orbán : plus de 90 % des électeurs qui se sont présentés ont soutenu la politique du gouvernement.

Premier ministre depuis 2010, Viktor Orbán, se considère comme un défenseur des valeurs chrétiennes et traditionnelles. Il a déclaré que le référendum de l’année dernière faisait partie d’une « guerre idéologique » avec l’Union européenne. Ce vote s’est tenu le même jour que les élections législatives remportées par le parti Fidesz de Viktor Orbán. Le parti au pouvoir conserve donc sa majorité des deux tiers au parlement.