Le procès de Claude Guéant pour « escroquerie » de frais de campagne renvoyé au 11 octobre

L’homme incontournable de la présidence Sarkozy, aujourd’hui âgé de 77 ans, devait aussi comparaître pour « financement illicite » de sa campagne législative de 2012, après la diffusion d’un tract en sa faveur par le maire UMP (devenu LR depuis) de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet.

Le renvoi du procès a été demandé par son avocat, selon qui M. Guéant a été opéré lundi et va devoir bénéficier d’un mois de convalescence.

« M. Guéant souhaite être jugé en personne, il veut pouvoir s’expliquer dans ce dossier », a assuré Me Philippe Bouchez El Ghozi à l’audience.

« Le renvoi me paraît s’imposer », a concédé la procureure Nathalie Foy, demandant au tribunal d’ordonner une expertise médicale « approfondie et parfaitement objectivée » de l’état de santé de M. Guéant. Ce que le tribunal a accepté.

« C’est de l’intérêt de la justice que tous (les prévenus) puissent être confrontés à cette barre », a poursuivi la procureure.

Outre M. Guéant, quatre autres personnes, présentes à l’audience, devaient être jugées sur deux jours, dont Pierre-Christophe Baguet, accusé de « financement illicite » de campagne.

L’accusation reproche à MM. Baguet et Guéant d’avoir cherché à faire financer par la ville de Boulogne-Billancourt des dépenses de propagande électorale au soutien de la candidature de Claude Guéant. Ce que contestent formellement les deux prévenus.

Ancien secrétaire général de l’Élysée, M. Guéant avait été incarcéré du 13 décembre au 9 février dans le cadre d’une autre affaire, une première pour un ex-locataire de Beauvau, et il bénéficie depuis d’une liberté conditionnelle.